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Pourquoi les perroquets peuvent-ils parler comme des humains


Oiseau facilement reconnaissable à son bec crochu, mais surtout à son manteau qui arbore des couleurs particulièrement vives, ce qui différencie le perroquet de la plupart des autres bipèdes volants c’est avant tout sa mystérieuse capacité à reproduire des mots normalement utilisés par l’espèce humaine.

Bien que tous les genres d’oiseaux ont le pouvoir de communiquer grâce à des sons et des mélodies qui leur sont propres, il faut avouer que le perroquet sort clairement du lot.

La question qui se pose alors est celle de savoir pourquoi et comment fait-il pour s’approprier et imiter avec tant de facilité un langage aussi complexe que le nôtre…

Un phénomène certes étonnant, mais expliqué par les scientifiques

Menée par un groupe de spécialistes en apprentissage vocal et en communication, une étude complète nous explique quel est le secret qui permet aux perroquets de parler aussi aisément.

Il faut savoir que ce genre d’oiseau fait partie de ce que l’on appelle les « apprenants vocaux », c’est-à-dire qu’ils ont besoin de répéter plusieurs fois à la suite une nouvelle information pour pouvoir l’intégrer.

Pendant que ce phénomène est tout à fait normal et naturel pour nous autres humains, il n’en va pas de même pour les animaux.

En effet, seules quelques espèces rares d’oiseaux en sont aptes, et les perroquets en font visiblement partie.

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Public Domain, Max Pixel

Cette capacité hors du commun est en fait rendue possible par une région cérébrale bien précise.

Tandis que tous les cerveaux des bipèdes ailés sont dotés d’une zone appelée « système de chant » (qui leur permet entre autres d’émettre des sons), ceux des perroquets sont légèrement différents d’un point de vue structurel si bien qu’ils sont munis, en plus, de petits anneaux externes nommés « coquilles » qui leur offrent la possibilité d’apprendre et d’imiter les bruits environnants de manière beaucoup plus précise.

« Traiter les informations auditives et produire les mouvements nécessaires pour imiter les sons d’une autre espèce nécessite une puissance cérébrale importante » précise la Doctoresse et co-auteure de ladite étude Mukta Chakraborty.

Ce qui pousse les perroquets à agir ainsi

Alors que l’on pourrait penser que les perroquets nous imitent de façon presque involontaire sous prétexte que c’est le seul moyen pour eux d’apprendre une donnée nouvelle, il s’avère que la vraie raison se veut beaucoup plus honorable, et clairement plus mignonne également.

De nature particulièrement sociable et attentionnés envers tous les êtres vivants qui les entourent, qu’il s’agisse d’autres animaux ou d’humains, ceux-ci se forcent à nous imiter uniquement pour nous montrer combien notre présence leur importe et qu’ils ont simplement envie de s’intégrer, et ce même s’ils ne comprennent pas forcément ce qu’ils disent.

 

 

« Pour les perroquets, les mots peuvent avoir des associations, mais pas des significations complexes. En revanche, ils sont très sensibles au contexte dans lequel nous utilisons ces mots. » explique l’Expert en vocalisation du perroquet de l’Université du Nouveau-Mexique Tim Wright.

Pour ainsi dire, si un perroquet s’empresse de crier « Bonjour, comment allez-vous ? » lorsqu’un individu entre dans une pièce, cela ne signifie pas qu’il attend une réponse ou qu’il s’inquiète du fait que la personne en question aille bien, mais simplement qu’il a compris que c’est cette suite de mots précis que les êtres humains emploient entre eux quand ils se croisent.

Cependant, il arrive qu’au bout d’un certain temps, à force de côtoyer une même espèce (en l’occurrence l’espèce humaine), il se mette à saisir parfaitement le concept du langage humain.

C’est du moins ce qui est arrivé à Waldo, le perroquet du groupe de death métal Hatebeak.

Amateur de bananes et de craquelins salés, les membres du groupe lui ont alors apporté des chips à la banane. Contre toute attente, lorsque Waldo a goûté à ce nouvel aliment qui lui était pourtant parfaitement inconnu, mais qui sentait les bananes et les craquelins à la fois, il a commencé à les appeler des « craquelins bananes ».