Quel bel univers est celui de la médecine ! Le fonctionnement époustouflant du corps humain fait l’objet d’une grande fascination, tout comme les différentes manières de remédier à ses diverses défaillances.

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La blouse blanche est au docteur ce qu’une cape est au super héros, la différence est que le premier nommé sauve des vies dans la réalité tandis que le second n’est que fictif. Ce côté héroïque associé à la noblesse de ce métier explique en partie pourquoi devenir médecin est le rêve d’un grand nombre de personnes. Sans oublier l’influence depuis quelques années des séries américaines à succès comme Grey’s Anatomy. Mais une fois devenu praticien, la réalité est quelque peu différente…

Un gros volume horaire

En moyenne, les médecins américains travaillent près de 60 heures par semaine. Les jeunes résidents peuvent atteindre jusqu’à 80 heures et endurent souvent des gardes exténuantes de 24 heures.

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À première vue, cela peut sembler catastrophique — l’administration de soins médicaux est un travail stressant et exigeant, et le faire avec un sommeil aussi insuffisant pourrait laisser penser que de graves erreurs en résulteraient. Mais il existe une très bonne raison qui explique pourquoi les médecins préfèrent continuer à travailler au lieu de confier leurs patients à un confrère : cela peut sauver des vies.

La réduction du nombre d’heures de travail des médecins n’implique pas nécessairement la réduction du nombre d’erreurs médicales graves. En 1984, Libby Zion, une femme de 18 ans, n’a pas survécu à une forte fièvre malgré son admission à l’hôpital. Son père, Sidney Zion, a appris que son médecin était en service depuis près de 24 heures à l’époque et a poursuivi l’hôpital en justice.

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La forte médiatisation de l’évènement a conduit à des réformes qui ont réduit le nombre d’heures de travail des médecins aux États-Unis. Mais aussi surprenant cela puisse paraître, ces réformes n’ont pas significativement diminué le nombre de fautes médicales.

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Aangq26, Pixabay

Pas d’impact sur les erreurs médicales

Une étude réalisée en 2014 dans le Journal de l’American Medical Association a révélé que, même si les horaires de travail des médecins en formation avaient été réduits de près de moitié dans de nombreux cas, il n’y avait pas de différence significative entre le nombre d’erreurs commises par les médecins bien reposés et celles commises par des médecins deux ans avant la mise en place d’une réforme des horaires.

Mais le constat demeure : le manque de sommeil peut être responsable d’effets similaires à ceux de l’intoxication alcoolique et les médecins du monde entier veulent éradiquer les erreurs médicales, quelle qu’en soit leur cause.

En 2019, des études sont en cours pour identifier la relation idéale entre les heures de travail et le temps de récupération, parallèlement à l’engagement personnel à adopter de bonnes habitudes de sommeil.

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Un sondage récent mené par une firme indépendante d’opinion publique a révélé que près de 90 % des Américains estiment que les horaires de travail des résidents ne devraient pas dépasser les 16 heures, et plus de 80 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles demanderaient un nouveau médecin si elles savaient que le leur était à la fin d’une garde de 24 heures.


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