Quelle belle sensation est celle de se réveiller chaque matin, regarder par la fenêtre et essayer de voir quel temps il fait. Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il y ait du soleil, ce merveilleux organe qu’est l’œil nous permet d’apprécier ces moments et tant d’autres choses au quotidien.

Toutefois nous nous sentons de temps en temps obligés de plisser les yeux pour regarder une émission, détailler un visage, éviter la lumière ou tout simplement afin d’avoir une meilleure vue quand c’est flou. Ce qui nous pousse à nous demander pourquoi cette action nous permet-elle d’améliorer notre vision.

Beaucoup disent que les yeux opèrent comme un appareil photo. En effet, la forme du cristallin, sa dilatation et son rétrécissement nous font toujours penser à ce dispositif. Et donc pour mieux comprendre, il faudrait que l’on assimile la composition et le fonctionnement de ce dernier.

Un appareil photo est constitué d’un objectif formé de plusieurs lentilles, d’un diaphragme qui laisse passer une certaine quantité de lumière, d’un obturateur qui délimite le temps de réception de la lumière et des lentilles qui convergent les rayons lumineux.

Au moment où l’on appuie sur le déclencheur, l’obturateur s’ouvre pour laisser passer la lumière par l’objectif, qui va donner une image nette de la cible photographiée. Le diaphragme va ajuster la quantité de lumière qui traverse l’objectif pour que l’image soit la plus nette possible ; un flux de lumière important résulte en des images floues.

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Sight-Size

Si l’on réalise un sténopé en pratiquant un trou sur une surface photosensible comme une simple feuille blanche, on viendrait à remarquer que le reflet de l’image obtenue grâce à la lumière sera plus net si le trou est plus petit, et deviendra de plus en plus flou à chaque fois que le trou est grand. De ce fait, on peut conclure que le taux de lumière perçu est le seul paramètre capable de contrôler la qualité de l’image.

Dans le but de percevoir les images, l’œil et l’appareil photo procèdent à peu près de la même manière ; vu que leurs composants sont identiques, certains constituants de l’appareil photo ont un rôle similaire à celui de l’œil.

L’objectif de l’appareil (ou bien la lentille) et le cristallin de l’œil font converger les rayons lumineux pour que l’image soit retranscrite. L’iris et le diaphragme délimitent la surface éclairée, tandis que la pupille et l’ouverture règlent la surface sensible de la lumière. Plus la lumière est intense plus le diaphragme est petit. De même que la pupille se rétracte avec une forte luminosité et se dilate lorsque la luminosité est faible. L’accommodation de l’œil correspond à la mise au point ; ils permettent tous deux de percevoir des images nettes.

Plisser les yeux quand ce que nous voulons voir est flou, des sous-titres par exemple ou ce qu’il y a d’écrit sur une pancarte légèrement lointaine, n’est autre qu’une question de lumière. Devant une très forte intensité, notre vue est perturbée et plisser les yeux fait que nous régularisons le flux de lumière reçu, ou corrigeons une anomalie du cristallin.


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