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Pourquoi la disparition du café est plus proche qu’on ne le croyait


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Nathan Dumlao via Unsplash.

Passage obligé pour la majorité d’entre nous, le café du matin (et très souvent ceux qui suivent) est inévitable pour commencer la journée comme il se doit, sans quoi nous risquons fort de nous retrouver dans le brouillard et de nous sentir irritables.

Deuxième boisson la plus consommée à travers le monde avec plus de 35 000 tasses bues par seconde, ce doux breuvage fait partie intégrante de notre quotidien, et ce depuis notre plus tendre enfance.

Mais comme dit le proverbe, « toute bonne chose à une fin », et d’après la communauté scientifique, il semblerait que celle du café soit malheureusement bien plus proche que l’on ne pourrait le penser…

Un drame qui commencera à se faire sentir bien assez tôt

Menée par une équipe de chercheurs anglais de l’Université de Nottingham, une toute récente étude a démontré que plus de la moitié des espèces de café sont actuellement menacées d’extinction.

Ainsi, 60 % d’entre elles sont amenées à disparaître, et pas n’importe lesquelles…

Selon les auteurs, celles que nous consommons le plus, à savoir l’Arabica et le Robusta sont touchés.

Issus des caféiers Coffea arabica et Coffea canephora, les graines qui proviennent de ces deux plantes constituent à elles seules plus de 60 % de la production mondiale.

De ce fait, il va sans dire que leur épuisement est un véritable problème, surtout lorsque l’on sait combien le Coffea arabica est complexe à cultiver.

En effet, pour pousser correctement, ce dernier demande des conditions très précises telles que des températures relativement fraîches (comprises entre 15 et 23 degrés) et de l’ombre, entre autres.

En plus de son extrême sensibilité au climat, il faut savoir qu’il fait partie des uniques espèces à pouvoir sauver les autres ; compte tenu du danger qui pèse sur le café, nous serons très probablement forcés de procéder à un croisement génétique dans un avenir proche et Coffea arabica est l’un des seuls caféiers à disposer des ressources nécessaires pour créer une souche assez résistante aux pathologies, d’où l’importance de le préserver au maximum…

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Chofaungfa Sridokrak, Pexels

Un changement à adopter au plus vite

Souci majeur de ces dernières décennies qui met toujours plus en péril notre planète au fil des ans, la principale cause de ce phénomène est avant tout le réchauffement climatique.

Selon les dernières statistiques, si nous ne prêtons pas davantage attention à ce problème en changeant drastiquement notre mode de vie, près de 50 % des terres utilisées pour les différentes plantations de café ne pourront plus être cultivées d’ici 60 ans.

En d’autres termes, les plus grands pays producteurs, qui se trouvent principalement en Afrique (mais également en Amérique du Sud) risquent incontestablement de voir leurs systèmes économiques, qui sont déjà peu stables pour la plupart, s’effondrer encore plus.

Par conséquent, l’Éthiopie, qui compte en grande partie sur son exportation de café pour subvenir aux besoins de ses habitants, pourrait perdre quelque 60 % de sa production d’ici 30 ans.

Mais cette extinction de masse ne pénalisera pas seulement les pays en développement et aura aussi une incidence sur tous les pays consommateurs, peu importe qu’ils soient riches ou non.

À titre d’exemple, l’industrie du café rapporte plus de 222 milliards de dollars par an à la première puissance mondiale qu’est les États-Unis, qui emploie environ 1,6 million de personnes.

Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une préoccupation d’ordre mondial, et si l’humanité ne se résigne pas rapidement à modifier ses habitudes (pollution, énergie, alimentation…), il y a peu de chances que nos enfants connaissent un jour l’odeur du bon café matinal.