Bien que la situation soit déjà urgente depuis au moins quelques décennies, la problématique qui traite de l’impact de l’humain sur son environnement commence enfin à avoir des échos. Si les lobbys font tout pour imposer leurs intérêts, de petites actions arrivent quand même à se faire entendre, et ce principalement grâce à une conscience citoyenne grandissante.

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Plusieurs exemples sont rencontrés de par le monde et qui montrent qu’une simple mesure peut changer bien des choses. En Australie, une décision qui paraissait minime a quand même permis la réduction d’un des déchets les plus incrustés dans l’environnement.

Un petit pas

Depuis l’apparition du plastique, ses utilisations n’ont cessé de se diversifier. S’il est vrai qu’il s’agit d’une matière pratique et polyvalente, elle est surtout extrêmement polluante. De ce fait, sa présence à des taux alarmants dans l’environnement doit impérativement être réduite, voire même supprimée si l’humain ambitionne de vivre un futur sain et serein.

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L’Australie a réussi en grande partie à bien mener une action de boycotte des sacs en plastique classiques. Retrouvés partout, ces objets sont à eux seuls responsables d’une grande part de la pollution marine notamment. Ceci était sans compter sur les efforts monstres de plusieurs activistes de la Australia’s National Retail Association ayant réussi à convaincre des géants du commerce australien d’appliquer une nouvelle stratégie de vente.

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MichaelisScientists, Wikipedia Commons

Désormais, il est pratiquement impossible de se voir offrir un sac en plastique à la fin de ses courses. Pour pallier cela, des sacs réutilisables sont proposés à 15 cents, de quoi se faire une marge et dissuader les clients d’user et d’abuser des sacs mono-usage. Cette initiative a pu réduire de 80 % l’échange de sacs plastiques en seulement trois mois, soit l’équivalent de 1,5 milliard de sacs : excellente nouvelle pour les espèces les plus menacées par ce danger.

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Les chaînes commerciales Coles et Woolworths sont les pionnières de cette démarche désormais largement saluée. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Au début de l’opération, nombreux étaient les clients réfractaires.

De grands changements

« Les détaillants à l’échelle nationale ont ouvert la voie et ont servi de modèle aux plus petites entreprises concernant un des changements les plus importants. Le comportement des consommateurs et acheteurs est également à féliciter pour avoir adopté cette initiative environnementale. » a déclaré David Stout, Directeur de la politique industrielle à la National Retail Association dans un communiqué.

La transition vers un commerce sans plastique est une décision importante, mais également impactante : les résultats fortement encourageants ont transféré la méthode vers le domaine de l’alimentaire, des articles ménagers et divers autres services.

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Courses d’une seule personne. Keng Susumpow, Flickr

Cette interdiction suit un plan stratégique régional. La majorité des états australiens ont adopté cette procédure à l’exception de la Nouvelle-Galles-du-Sud, l’état le plus peuplé du pays. Ce type d’action n’est en soi pas exceptionnel. En effet, des mesures similaires ont déjà été prises ailleurs dans le monde. Seulement, un long chemin est encore à parcourir pour pouvoir parler d’une résolution satisfaisante du problème.

À l’heure actuelle, les pays d’Asie de l’Est restent les premiers producteurs de plastique et parallèlement, les principaux pollueurs. La Chine, l’Indonésie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande sont responsables d’au moins une dizaine de millions de tonnes de déchets plastiques qui finissent au fond des océans.

 

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