Les pleurs nocturnes des bébés ne sont pas bien vus dans notre société, ils sont souvent associés à un mal-être auquel il faut absolument remédier. Difficile de demander à un parent de laisser pleurer son enfant sans le prendre dans ses bras et le réconforter.

Et si les cris d’un bébé lui étaient bénéfiques ? Et s’ils lui permettaient de mieux se développer en lui évitant d’éventuels troubles du comportement qui pourraient survenir quelques mois plus tard ?

C’est en tout cas ce qu’affirme une étude récemment publiée par des psychologues de l’Université de Warwick en Angleterre. 

En effet, suite à une expérience menée sur 178 nourrissons et leurs mères, les experts ont conclu que les bambins qu’on autorisait à pleurer pendant la nuit sans chercher à tout prix à les faire taire ne devenaient pas très collants une fois l’âge d’un an et demi atteint. Ils ont également constaté que plus les mois passaient, plus les périodes de sanglots diminuaient. 

Pour arriver à de tels bilans, les bébés ont été étudiés durant la première année et demie de leur vie. D’après Dieter Wolke, Professeur au Département de psychologie à Warwick, ces résultats prouvent clairement que les parents n’ont aucun souci à se faire quant à l’impact qu’auraient ces cris sur leur petit.

les bébés
Joffi/Unsplash

Il ajoute qu’il n’y a aucune urgence à intervenir et que le laisser se plaindre quelques minutes portera ses fruits dans les mois qui suivront. L’expert va plus loin et recommande même aux mamans d’attendre un moment avant d’aller les réconforter afin qu’ils soient en mesure de se calmer et de se réguler par eux-mêmes. 

Une autre étude, réalisée par des psychologues de l’Université Flinders en Australie, a également démontré les bienfaits des pleurs sur le comportement futur de l’enfant.

Ils ont ainsi testé 43 bébés âgés de 6 à 16 mois en essayant sur eux la méthode très conservée du sommeil. Cette dernière consiste à les laisser s’agiter jusqu’à ce qu’ils s’endorment. 

Ils se sont alors aperçus qu’en plus d’entraîner un sommeil plus rapide, cette pratique permet aux parents d’être plus détendus et moins perturbés que ceux du groupe témoin qui faisaient en sorte de contrôler immédiatement les larmes de leurs enfants.

Le pédiatre du Mattel Children’s Hospital UCLA Carlos Lerner assure que l’approche d’extinction progressive n’implique que des points positifs et apprend au nourrisson à se tranquilliser et se rendormir tout seul. 


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  • De la merde en barre…
    Si vous ne voulez pas « d’enfant collant » n’en faîtes pas c’est plus simple. Quand un bébé pleure il libère du cortisol, qui, en trop grande quantité, va détruire les neurones en construction. De plus, si les pleurs servent aux bébés à exprimer leurs besoins, c’est pour que nous, adultes, y répondions. Et certe, un bébé qu’on laisse pleurer finira par arrêter, mais non pas car il se sera apaiser mais parce qu’il aura comprit que personne ne viendra à son secours. Cependant le cortisol sera toujours là en même quantité dans son organisme. En gros, le bébé souffrira en silence…
    Article de merde…

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