Nous savons tous que lorsque nous souhaitons perdre un maximum de poids, la toute première chose à faire est de revoir la composition de ses repas, notamment en supprimant de celle-ci la nourriture qui se veut trop riche en calories, en sucre, mais également en sel.

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De même, la pratique d’un sport est plus que recommandée dans le cadre d’un régime, sans quoi tous les efforts fournis en matière d’alimentation ne peuvent pas avoir l’effet escompté.

Cependant, il existe des personnes qui, au lieu de perdre du poids en étant actives, ne font qu’en gagner.

Cette situation a beau avoir l’air contre-intuitive, elle est pourtant tout à fait normale d’après les scientifiques…

Une situation qui peut sembler contradictoire

Lorsque l’on y réfléchit, il peut paraître complètement invraisemblable que passer son temps à se dépenser pendant des séances de sport n’engendre pas automatiquement une perte de poids, voire pire, que la balance indique même au bout d’un certain temps que nous en avons pris, alors que certaines personnes adeptes du farniente et de fast-food ne prennent pas un seul gramme !

Mathématiquement, cette situation semble impossible lorsque l’on sait que l’activité physique permet normalement de brûler davantage de calories que la sédentarité.

Seulement, en réalité, la communauté scientifique n’a toujours pas totalement compris les effets exacts de l’activité physique sur notre organisme.

Tout ce que dont elle est sûre, c’est que le fonctionnement biologique d’un individu fluctue grandement d’une personne à une autre.

Pour ainsi dire, il est faux de penser qu’il existe une loi immuable ou un théorème inébranlable qui définirait précisément comment notre corps réagit face à ce que nous mangeons, ou à combien nous nous dépensons.

A moins que par miracle, les chercheurs trouvent un moyen sûr de réguler la sensation de faim que nous ressentons et en fonction de la quantité d’énergie dont nous avons besoin, il est actuellement très compliqué d’affirmer avec certitude que tant d’heures de sport couplées à tant calories ingérées permet de perdre tant de kilogrammes sur une période donnée.

Public Domain, Max Pixel

Une étude qui explique ce phénomène

Evidemment, cela ne signifie pas forcément que ce phénomène ne peut pas être anticipé, théorisé ou expliqué en partie.

Ainsi, de nombreuses recherches ont été effectuées pour tenter de percer le mystère de cette prise de poids malgré la dépense certaine de calories.

Et bien d’après les experts de la santé, c’est notre métabolisme de base qui en est en très grande partie responsable.

Caractérisé comme étant le besoin énergétique quotidien nécessaire à notre survie, il n’est pas le même pour tout le monde et dépend de plusieurs facteurs, tels que notre masse musculaire, nos habitudes alimentaires, nos gènes ou encore nos hormones.

Bien qu’il puisse légèrement être changé (en pratiquant un sport pour augmenter sa masse musculaire par exemple), il demeure très difficilement modifiable.

A ce propos, une étude anglaise menée sur 242 adultes a prouvé que la valeur du métabolisme de base d’une personne n’a pas seulement une incidence sur son poids, mais aussi sur son appétit.

De ce fait, plus elle a un métabolisme basal élevé, autrement dit qu’elle brûle naturellement beaucoup plus de calories au repos que la moyenne, moins celle-ci ressent le besoin de manger.

A l’inverse, un individu avec un métabolisme basal bas ou en surpoids aura tendance à grignoter davantage et à avoir un appétit important.

Partant de ce principe, un sujet possédant un métabolisme de base bas qui passe deux fois plus de temps à faire du sport qu’avant compensera forcément avec un appétit encore plus développé et des repas certainement plus copieux que par le passé…


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