Nous ne sommes pas sans savoir que notre cerveau, aussi complexe et intelligent puisse-t-il être, est également, à l’inverse et selon les situations, extrêmement basique.

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C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il nous est tous arrivé, sans même savoir pourquoi ni comment, de bailler uniquement parce qu’une personne à proximité venait tout juste de le faire, ou pire encore, de nous mettre instinctivement à rire pour imiter le groupe alors que nous n’avions même pas entendu la conversation.

Et bien d’après une récente étude menée par des chercheurs israéliens, ces mimétismes comportementaux inconscients ne sont pas les seuls que nous faisons si bien que dans certains cas, il s’avère que les reniflements aussi sont contagieux…

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Une étude au protocole très ingénieux

Dirigée par un groupe de scientifiques de l’Institut Weizmann des Sciences en Israël, une étude a prouvé qu’aspirer par le nez n’est pas si anodin ou personnel qu’il n’y paraît.

Pour en arriver à cette étrange conclusion, ces derniers ont mis en place un protocole aussi bien pensé qu’infaillible.

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Ainsi, au lieu d’informer les participants sur l’objet exact de la recherche, ils les ont installés dans une salle de cinéma totalement recouverte d’acier inoxydable, un métal connu pour sa capacité à neutraliser les odeurs mêmes les plus fortes.

En outre, ils leur ont placé des canules nasales directement reliées à des spiromètres tout en leur faisant croire qu’ils servaient à « mesurer des données physiologiques » et que le film n’était là que pour les divertir en attendant.

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Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’en réalité, le long métrage était volontairement choisi pour l’occasion et n’était autre que Perfume, dans lequel le personnage principal, un ex-parfumeur devenu « serial killer », renifle dans pas moins de 28 scènes rien que pendant la première heure du thriller.

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Anat Arzi & all., ResearchGate

Lorsque les auteurs de ladite étude ont mesuré le nombre de reniflements des participants, ils se sont rendu compte que curieusement, ils coïncidaient parfaitement avec les moments où la vedette du film en faisait de même….

Une conclusion étonnante, mais bel et bien probante

Evidemment, il y a très peu de chances pour que ce phénomène soit l’œuvre d’un pur hasard.

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Surnommé « reniflement miroir » par les chercheurs, ils sont intimement convaincus qu’il s’agit là d’une réponse tout à fait normale de notre organe cérébral.

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« [Le reniflement miroir] orienterait la sensibilisation vers des informations précieuses telles que le danger, la nourriture ou les partenaires potentiels. Cependant, si nous entendons quelqu’un renifler sans cible visuelle, cela implique qu’il y a forcément quelque chose d’important qui se trame et que nous ferions mieux de deviner le plus rapidement possible ce que c’est » ont déclaré les scientifiques chargés de l’étude.

Pour ainsi dire, en tant qu’êtres vivants naturellement sociables et partant du principe que l’odorat est l’un des tout premiers sens dont nous avons hérité de nos parents, il semble inévitable que nous tentions de l’utiliser pour nous protéger et de le considérer, inconsciemment certes, comme étant l’expression de notre instinct de survie.

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