Lorsqu’une épidémie est déclarée, la panique gagne rapidement du terrain et l’angoisse s’installe dans les esprits. Les responsables, les scientifiques et même les citoyens ne pensent qu’à une seule chose : freiner la prolifération du coronavirus.

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C’est pourquoi la flambée du coronavirus a engendré des mesures extrêmes de la part des autorités Chinoises…

Un bilan plus très lourd

Mise en quarantaine de plusieurs millions de personnes, examens minutieux des voyageurs dans les aéroports internationaux…rien n’est laissé au hasard pour tenter de détecter le moindre signe de contamination.

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Le nombre de cas de 2019-nCoV enregistrés jusqu’à présent a considérablement augmenté, et parmi les 4587 confirmés dans 16 pays au 28 janvier, 106 malades chinois sont décédés.

Aussi, 110 individus, dont ceux qui se sont rendus récemment à Wuhan, sont surveillés par les Centres for Disease Control and Prevention américains. Déjà cinq personnes ont présenté des symptômes d’infection aux États Unis. 

A l’heure où l’on se demande si l’isolement est une stratégie assez efficace pour contenir le nouveau virus, les chercheurs s’attèlent à trouver le moyen de déterminer quand les gens sont contagieux et le degré d’évolution du virus lorsqu’il est transmis d’un sujet à un autre. 

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Ce qui rend cette épidémie difficile à contrôler, c’est que le 2019-nCoV peut être transmis même par les personnes asymptomatiques, qui risquent ainsi de propager la maladie sans se faire dépister, à une vitesse que les chercheurs n’ont pas encore évaluée.

Un médecin en tenue de protection examine un patient dans un hôpital de Wuhan. China News Service/中国新闻网.

Des dispositions sévères mais vaines

Les précautions prises par la Chine pour mettre fin à la propagation du coronavirus ne semble pas convaincre les experts, qui trouvent ce procédé tout à fait inutile et contre-productif pour la santé publique.

Ils mettent en garde contre des pénuries de vivres et de fournitures médicales, susceptibles d’accentuer la discorde sociale.

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Allison McGeer, experte en maladies infectieuses à l’hôpital Mount Sinai de Toronto, explique que la maîtrise de ce virus consiste à faire en sorte qu’en moyenne, toute personne malade n’infecte pas plus d’une autre.

Évidemment, il faudrait commencer par de petits gestes au niveau personnel, comme le port de masques pour potentiellement limiter les chances de répandre le virus dans l’air.

McGeer est assez réticente quant à l’efficience des restrictions imposées par la Chine et va jusqu’à supposer que l’on devra vivre avec ce nouveau virus comme on a appris à s’adapter à la grippe hivernale.

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La spécialiste affirme toutefois que les États-unis sont plus à même d’empêcher le virus de se répandre car ils ont eu le temps de mettre en place des procédures de dépistage appropriées.

La composition génétique de plus de 24 échantillons du nouveau coronavirus a été publiée par les chercheurs dans la base de données GISAID.

Il est certain que la comparaison du génome du virus les aidera à retracer son origine et à suivre ses probables mutations.

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Selon Trévor Bedford, biologiste évolutionniste au Fred Hutchinson Cancer Research Center, à peine 5 des 29 000 lettres du patrimoine génétique de ce micro organisme diffère d’un patient à l’autre.

Sachant que 8 sur 27 étaient identiques à l’original, il n’a sans doute pas eu assez de temps pour changer et qu’il n’a fait le saut des animaux aux humains qu’une seule fois.

On ignore, à l’heure actuelle, si les efforts déployés pour venir à bout de cette menace pourront aboutir, mais une chose est sûre, tout reste encore à faire!

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