La question de l’existence des extraterrestres a toujours fait couler beaucoup d’encre.

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Tandis que beaucoup sont intimement persuadés qu’ils nous auraient déjà contactés si c’était vraiment le cas, de nombreuses personnes pensent cependant dur comme fer qu’ils sont déjà parmi nous depuis longtemps maintenant.

Pire encore, pour les scientifiques, il est même très probable que nous soyons de simples cobayes et que l’Univers qui nous entoure ne serait en réalité qu’un gigantesque zoo galactique qu’ils ont mis au point pour pouvoir nous étudier.

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Si ce scénario semble complètement fou et tout droit sorti d’un film de science-fiction, rappelons tout de même que l’être humain utilise bien des rats de laboratoire sans même qu’ils n’aient conscience qu’ils sont analysés…

La question aux 1 000 hypothèses

Conviés à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris le 18 mars 2019, les chercheurs du METI (Messaging Extraterrestrial Intelligence), une organisation américaine qui se charge de rechercher des signes de vie et d’intelligence extraterrestre, ont débattu sur le sempiternel Paradoxe de Fermi, un casse-tête imaginé par l’astrophysicien italien Enrico Fermi et qui soulève une question intéressante.

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Compte tenu de l’immensité de notre galaxie et du nombre important de planètes viables que mathématiquement, elle peut abriter, il est on ne peut plus probable que des civilisations extraterrestres encore plus intelligentes que nous existent.

De ce fait, pourquoi est-ce qu’aucune d’entre elles n’a songé à nous contacter ?

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Pour certains, il se peut que les aliens soient tout bonnement « endormis », voire qu’ils ont disparu parce qu’ils se seraient tout simplement éteints.

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Mais pour les scientifiques du METI, la réponse est un peu plus complexe et recherchée que cela.

« Nous avons souvent discuté de la raison pour laquelle nous n’avons pas détecté la vie extraterrestre. Mais dans le cadre de cet atelier, de nombreuses discussions ont abordé une explication controversée suggérée pour la première fois dans les années 1970, appelée l’hypothèse du zoo » a affirmé la Directrice et Professeure en astrobiologie Florence Raulin Cerceau.

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Pourquoi des scientifiques pensent qu'on vit dans un zoo galactique créé par les extraterrestres - insolite, espace - Voie lactée, Vie extraterrestre, Science-fiction, science, Rat de laboratoire, Radioastronomie, Probabilité, peur, Paris, Parc zoologique, Naturalité (environnement), Hypothèse du zoo, expérience, Exobiologie, être humain, Enrico Fermi, écosystème, culture, Croyance, conscience, Connaissance, Cité des sciences et de l'industrie, Casse-tête, Astrosociobiologie, Astrophysique, Années 1970
Public Domain, Max Pixel

Une théorie pas si improbable qu’elle n’y paraît

Ainsi, comme l’explique le Président du METI et Professeur en astrobiologie Douglas Vakoch, nous faisons partie d’une vaste expérience durant laquelle les aliens se contentent d’étudier nos comportements.

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« Peut-être que les extraterrestres observent les humains sur Terre, un peu comme nous observons des animaux dans un zoo. » déclare-t-il.

Cette théorie du zoo galactique, aussi saugrenue puisse-t-elle sembler, a été proposée la toute première fois en 1973 par le radioastronome du MIT John Ball.

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Selon lui, si nous échouons sans cesse à interagir avec eux, ce n’est pas parce qu’ils n’existent pas ou par manque de moyens technologiques, mais uniquement parce qu’ils ne le souhaitent pas.

En outre, il estime que « notre écosystème et notre culture présentent un intérêt certain. La Terre mérite d’être étudiée au moins par quelques-uns de leurs scientifiques. Ils nous ont mis de côté dans le cadre d’une zone de nature vierge ou d’un zoo. […] Ils nous regardent discrètement, mais sans bavarder. »

En d’autres termes, les extraterrestres seraient davantage intéressés par le fait de nous observer et de nous voir évoluer plutôt que par celui de se manifester à nous, notamment par peur de bouleverser nos habitudes, nos cultures, nos croyances et nos connaissances.


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