Parmi les problèmes de santé auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, l’obésité, qui touche 2 milliards de personnes, n’est pas des moindres. 

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L’apparence physique est un facteur important pour l’intégration sociale, dans une société parfois cruelle, la différence n’est pas toujours tolérée. 

Cependant, au-delà de l’aspect esthétique, le surpoids est très nuisible à notre bien-être, et pourrait même accélérer la sénescence. 

La maladie de la longévité 

Afin de mieux comprendre l’épidémie d’obésité, une nouvelle étude a été menée par un groupe de chercheurs et a révélé que la pathologie était en fait une forme de vieillissement prématuré. 

D’après la nutritionniste clinique Sylvia Santosa, les comorbidités liées à cet état physique sont très similaires au processus inévitable d’obsolescence et d’impuissance face aux maladies de l’âge.

Après avoir examiné plus de 200 rapports, la scientifique et son équipe ont établi tous les effets de l’adiposité sur le corps, allant de l’échelle cellulaire et moléculaire à l’impact sur l’ensemble du système immunitaire, la cognition et la mobilité.

Le résultat de l’analyse révèle qu’effectivement, l’engraissement excessif est une condition qui prédispose les individus à l’apparition précoce des troubles chroniques que nous associons habituellement à l’âge.

Toutefois, cela ne veut pas dire que ces deux phénomènes sont les mêmes, mais que l’un engendre l’autre. Le surpoids accélère considérablement l’avancement de la maturation. 

Maintenant que la relation est établie, il s’agit de découvrir ce qui, concrètement, nous fait vieillir plus rapidement lorsque nous sommes obèses. 

obésité
Fbellon/Flickr

Une sensibilisation à l’obésité urgente

D’après les études, les mécanismes responsables sont, entre autres, le dysfonctionnement mitochondrial causé par l’inflammation systémique et les réponses affaiblies de l’immunité.

Aussi, l’effet raccourcissant s’observe sur les télomères, autrement dit les capuchons protecteurs à l’extrémité de l’ADN qui sont impliqués dans la division cellulaire et liés à la longévité.

Ceci est plausible en tant qu’argument, mais les chercheurs visent principalement une liste de comparaisons, pas une équation pure et simple des deux choses distinctes. 

Nous donner un paradigme nous aidera à mieux voir à quoi ressemble l’obésité et constitue une meilleure approche pour traiter ce problème de santé mondiale.

D’autres études sur la corpulence ont recadré le contexte du sujet. Étant donné la gravité chronique de l’épidémie, de nouvelles perspectives pour la caractériser peuvent être utiles.

Selon la Docteure Elizabeth Crouch, les gens ne sont généralement pas alertés par le message concernant la perte de poids. 

Les résultats des recherches concernant l’impact de cette situation sur le rythme de la sénescence mettront enfin les choses en exergue, et permettront une meilleure sensibilisation quant aux risques liés.


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