Depuis des années maintenant, la science permet la découverte d’innombrables secrets jusque là inconnus sur l’Univers. Ce que nous ignorons souvent, c’est que les idées qui ont révolutionné le monde actuel seraient probablement nées à des époques plus anciennes. Et oui, l’intelligence humaine ne cessera jamais de nous surprendre…

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Le premier atterrissage sur la Lune a été réalisé le 20 juillet 1969. Mais à vrai dire, l’idée d’un contact avec cet astre a été « entreprise » bien avant.

Philosophe naturel et intellectuel accompli de son époque, et directeur du Wadham College à Oxford, le Docteur John Wilkins a vécu de 1614 à 1672.

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En vue de poursuivre ses activités scientifiques, cet homme avait la détermination absolue de se rendre sur la Lune et de rencontrer ses habitants.

Ce qui amenait Wilkins à croire que ce voyage était réalisable, c’est sa position en tant que membre du clergé et théologien. En effet, il pensait que tout « espace » créé par Dieu était destiné à ses êtres vivants ; ainsi, il serait tout à fait possible de rencontrer nos voisins sur la Lune.

Au 17e siècle, les connaissances scientifiques étant assez restreintes, le philosophe pensait qu’un « engin » volant assez puissant lui permettrait d’atteindre la Lune.

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Selon les scientifiques de son temps, l’atmosphère de l’espace et celle de la Terre étaient les mêmes. Aussi, ce qu’on nomme aujourd’hui la force gravitationnelle terrestre n’était naguère qu’une question de magnétisme dont il s’agissait de se libérer.

La pleine Lune.
Museum of Photographic Arts Collections/Wikipedia Commons

L’une de ses préoccupations ? La nourriture. D’après celui-ci, la lutte contre la gravité serait la principale cause de la faim, et la solution pour ne pas être accablé par ses effets était tout simplement l’hibernation. Après tout, si les animaux étaient capables d’hiberner pendant l’hiver, l’homme le serait aussi forcément. 

Avec l’altitude, l’air devient plus mince et plus froid. Encore une fois, le scientifique résout le problème en se basant sur les connaissances de son siècle et affirme que les « éponges humides » sont la solution.

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Avec l’aide de son collègue Robert Hooke, et suite à des études menées sur la façon dont les oiseaux volent, Wilkins a finalement mis sa théorie à l’épreuve. Celle-ci, malgré de nombreux essais, n’a finalement pas abouti. D’ailleurs, leurs tentatives n’ont jamais été enregistrées.

Cependant, le théologien décida aussitôt de tout abandonner, après la révélation faite par son camarade et son équipe ; « l’espace extraterrestre était dépourvu d’oxygène, la respiration y était par conséquent impossible. »

Certains peuvent juger que ce que pensait pouvoir faire John Wilkins à son époque était quelque peu absurde, mais c’est tout le contraire ; Allan Chapman de l’Université d’Oxford explique, en lui rendant hommage, que Wilkins prônait « le stade de la lune de miel » de la révolution scientifique.

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Avec une avance d’au moins deux siècles sur son temps, il fut le premier à avoir cette idée et elle n’a été réalisée qu’en 1969. Personne n’aurait pu lui reprocher cette ambition.


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