Il existe une théorie ancienne selon laquelle la formation de certains éléments, tels que l’or, s’est produite suite à une collision entre deux étoiles. L’explosion similaire enregistrée en 2017 semble avoir confirmé quelque peu cette suggestion, tout en apportant ce qui pourrait être une explication plausible à la façon dont ces derniers sont répandus dans notre galaxie.

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Cependant, les chercheurs ont récemment étudié les nouveaux types d’évolution chimique galactique et ils ont découvert que ces fusions ne sont pas assez puissantes pour générer cette quantité considérable d’éléments lourds éparpillés dans l’Univers. Dans ce sens, l’astrophysicienne Amanda Karakas de l’Université Monash et du Centre d’excellence de l’ARC pour l’astrophysique du ciel en 3 Dimensions (ASTRO 3D) en Australie, a affirmé qu’il en faudrait beaucoup plus pour créer cette abondance.

Karakas explique qu’au fil du temps, les étoiles deviennent une source d’éléments lourds tels que l’or, l’argent, le thorium et l’uranium, au fur et à mesure qu’elles se réchauffent. La capture rapide de neutrons qui se produit lors de ce genre d’explosions est appelée processus r. Par conséquent, il est clair que l’impact de Kilonova est un milieu propice pour ce genre d’évènements.

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Pour en savoir plus, les experts ont simulé le déroulement de l’évolution chimique galactique de l’ensemble des éléments stables, sur la base des nouvelles données astrophysiques et chimiques.

ESO/L. Calçada/Wikipédia

Ce qu’il faut prendre en compte, c’est que les premières étoiles ont été forgées dans des conditions gravitationnelles réunissant l’hydrogène et l’hélium. Celles-ci sont donc capables de fusionner tous les éléments lourds, à finir par le fer. Ce dernier aussi peut continuer dans la même combinaison, mais il aurait besoin de beaucoup plus d’énergie qu’il ne peut trouver. Ce sera donc le dernier maillon de la chaîne.

Selon leurs résultats, publiés dans The Astrophysical Journal, les collisions d’étoiles à neutrons n’étaient pas assez fréquentes. Ils ont donc supposé que les supernovas magnétorotationnelles sont les véritables précurseurs d’un environnement idéal pour engendrer le processus r, à l’origine de tous ces éléments.

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D’un autre côté, seul l’hydrogène est originaire d’un seul type d’étoile, tandis que le carbone est à moitié produit par des étoiles de faible masse mourante et le fer à 50 % de la supernova normale d’étoiles massives. Bien entendu, l’or et le platine existant sur notre planète, depuis quelques milliards d’années n’en sont pas pour autant d’origine différente.

En outre, l’utilisation de procédés un peu plus sophistiqués pourrait nous apporter de nouvelles informations remettant en question notre idée générale sur la fréquence de collisions stellaires.

Quoi qu’il en soit, les scientifiques sont conscients qu’il leur reste encore beaucoup à faire afin de perfectionner leurs calculs et mieux comprendre tous les aspects de ce type de synthèse d’étoiles.

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