Même si de nombreuses maladies n’ont plus de secret pour la médecine du 21e siècle, le cancer demeure l’un des fléaux contemporains, que les scientifiques n’ont toujours pas vaincu.

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Depuis des années, des recherches et tests sont effectués afin de remédier à ce dysfonctionnement silencieux et sournois de notre propre corps, mais aucun remède efficace n’a vu le jour. Néanmoins, des examens précliniques récents ont montré des résultats prometteurs d’un potentiel vaccin.

En collaboration avec l’Université du Queensland, le Translational Research Institute en Australie a obtenu des résultats d’essais encourageants lors des expériences sur des cellules humaines au laboratoire, ainsi que des souris humanisées.

Financé par la Worldwide Cancer Research au Royaume-Uni et la Mater Foundation, le vaccin développé promet une utilisation pratique à grande échelle. Kristen Radford, auteure principale de la recherche, déclare qu’il y aurait un espoir pour traiter plusieurs variétés de cancer du sang, notamment la leucémie myéloïde, le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple, mais aussi des leucémies pédiatriques. Le traitement vise également à retarder, voire empêcher la croissance de tumeurs impliquées dans le cancer du sein, du poumon, et de l’ovaire.

La scientifique explique que l’équipe a effectué une association entre des anticorps humains et une protéine spécifique de la tumeur, ciblée sur des cellules dendritiques (sous-type de globules blancs) de sorte à provoquer une réponse immunitaire. À ce moment-là, la protéine tumorale sera détectée par d’autres cellules de l’immunité, les CD8+. Ces dernières sont alors activées et une réaction de défense est déclenchée contre les cellules cancéreuses. 

Contrairement à ses prédécesseurs, ce vaccin a réussi à provoquer la réponse souhaitée par les chercheurs, Radford déclare également qu’il est plus viable, d’abord par sa formulation de qualité clinique « standard », qui évite les démarches logistiques et les complications financières associées aux sérums spécifiques.

De plus, le traitement vise les cellules clés impliquées dans le déclenchement des réactions immunitaires contre les structures tumorales en particulier. Ceci augmente d’autant plus son efficacité, en garantissant un minimum d’effets indésirables collatéraux. 

L’initiative d’un vaccin contre le cancer est explorée depuis plusieurs décennies, à la différence des recherches précédentes, l’équipe du TRI a observé des résultats prometteurs dès les premiers essais précliniques. Le sérum candidat poursuit son cheminement vers des études supplémentaires dans l’espoir d’une utilisation en immunothérapie anticancéreuse.


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