Maintenant que nous savons que le coronavirus peut être transmis d’une personne à l’autre via le toucher, le lavage des mains est devenu nécessaire, voire vital, afin d’éviter toute contamination. 

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Et si sa fréquence a augmenté au cours des dernières semaines, la courbe n’a pas été ascendante en ce qui concerne le reste des pratiques d’hygiène. En effet, plus le confinement avance, moins les Français semblent être soucieux de leur apparence.

Un sondage a été effectué par IFOP sur 1016 sujets, tous âgés de plus de 18 ans. Les chiffres, obtenus entre le 3 et le 4 avril 2020, montrent qu’à peine deux personnes sur trois se lavent entièrement tous les jours. 

Plusieurs critères ont contribué à faire changer ces résultats : le sexe, l’âge, les régions ou la profession. Les hommes, généralement moins à cheval sur l’hygiène, sont 39 % à avoir abandonné la douche quotidienne, contre 27 % seulement chez les femmes. 

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Fréquence de la douche quotidienne/IFOP

Les conditions dans lesquelles les participants à l’enquête sont confinés jouent également un rôle dans la détermination des habitudes de chacun. Les hommes, seuls chez eux, ont plus tendance à se négliger, contrairement à ceux qui ont de la compagnie (49 % uniquement prennent régulièrement soin d’eux lorsqu’ils sont seuls, contre 70 % pour ceux qui ne le sont pas).

Aussi, selon la situation, moins de gens changent de sous-vêtements tous les matins (ou soirs) : 68 % d’hommes, contre 91 % de femmes le font quotidiennement. D’un autre côté, une partie des Français a complètement abandonné l’idée d’en porter (8 % de femmes et 5 % d’hommes). Un écart de 5 % est noté, en comparant les données récoltées en janvier.

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Fréquence du changement de sous-vêtements/IFOP

L’âge semblerait être un facteur révélateur sur la question. Les moins de 25 ans, plus actifs, se lavent plus souvent que les sexagénaires (67 % contre 49 %). Cela est dû à leur manque d’activité par rapport aux plus jeunes.

Le décalage générationnel en serait la cause principale. Les plus vieux ont vécu à une période où l’accès à l’hygiène n’était pas aussi évident qu’à l’heure actuelle, ce qui fait que notre rapport à la propreté en général est très différent.

Ceci est bien la preuve que le concept de propreté serait, encore une fois, un sujet sociétal. Cette idée, incrustée dans l’inconscient collectif, devra alors être revue et reconsidérée, dans la mesure du possible. 

En plus de préserver l’environnement et d’économiser l’eau, moins d’acharnement sur la vision que l’on a sur l’hygiène préserve aussi notre peau, nos cheveux et nous permet de développer notre système immunitaire.


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