Le réchauffement climatique est sans doute une des plus graves conséquences de la pollution atmosphérique aujourd’hui. Nous savons que cela peut provoquer des dégâts assez sérieux comme notamment, la fonte des calottes glaciaires, qui prive l’ours blanc de son milieu naturel.

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Cependant, les scientifiques viennent de découvrir que l’ampleur des dommages est bien plus importante que ce que l’on aurait pu croire, jusqu’à présent.

En effet, le projet ATLAS a financé une nouvelle étude, publiée dans la revue Geophysical Research Letters, et qui a fait des révélations assez surprenantes. Selon une analyse des fossiles des grands fonds, les écosystèmes de l’océan Atlantique ont subit des altérations considérables, dues à la migration des poissons vers des eaux plus froides.

Un tel phénomène, provoqué par les changements dans les circulations océaniques, n’a pas été enregistré depuis au moins 10 000 ans.

Eric E. Castro/Flickr

La hausse des températures a, par ailleurs, affecté les récifs coralliens tropicaux et l’acidité croissante des océans pousse de plus en plus d’espèces à se déplacer vers les pôles. Malheureusement, beaucoup pensent que ceci n’est que le début et qu’on a toutes les raisons de croire que le pire reste à venir.

Alors que la présence du plancton d’eau froide, au sud de l’Islande a connu une nette régression, les espèces d’eau chaude ont considérablement augmenté. Cela est une preuve indéniable que L’Atlantique Nord est le plus touché par cette circulation inhabituelle, marquée par le réchauffement des eaux autrefois riches en nutriments.

Bien entendu, l’exode, vers le nord, de certains poissons comme le maquereau a causé quelques conflits politiques concernant les droits de pêche.

Si à l’ouest, les eaux ne se réchauffent pas comme prévu, le courant chaud du golfe près des États-Unis et du Canada a tendance à avancer vers le nord. Il est clair que ce sont les pêcheries qui ont pâti le plus.

Peter Spooner

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’augmentation des précipitations peut provoquer un dessalement progressif de l’Atlantique Nord. C’est probablement ce que s’est passé au milieu des années 1700 lorsque la fonte glaciaire avait amplifié la quantité d’eau douce, ayant certainement déclenché les bouleversements actuels.

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Les résultats de cette recherche ne sont peut-être pas encore assez concluants pour le moment, mais ils nous auront permis de comprendre la vulnérabilité de l’océan face aux changements climatiques modernes. Il faudra désormais en tenir compte dans les futures études.


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