La vie de l’Homme sur la planète bleue est une éternelle quête de ses mystères. Depuis des milliers d’années, les scientifiques percent les secrets de la Terre, mais aussi ceux de l’Univers qui l’entoure.

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Ce dont nous ne nous doutons sûrement pas, c’est certainement l’analogie entre les organismes cellulaires les plus petits et le système galactique.

C’est justement à ce moment-là que la nature nous étonne encore par des rapprochements insolites…

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Des structures similaires

Le corps unicellulaire Physarum polycephalum réalise des schémas de croissance complexes à la recherche de sa nourriture. 

Grâce à des formules informatiques, des scientifiques de l’Université de Californie ont exploité cette propriété pour tracer le réseau de filaments interconnectés de type Web qui prolongent les années-lumière entre les galaxies.

D’après Joe Burchett, auteur principal de l’étude, une moisissure visqueuse possède une organisation de liaisons optimisée de la même façon que dans l’espace cosmique. Seuls les processus sous-jacents sont différents.

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moisissure visqueuse
Moisissure visqueuse/Wikimedia Commons

L’équipe a utilisé les données du Sloan Digital Sky Survey et le travail de l’artiste berlinois Sage Jenson pour la réalisation de nouveaux modèles.

Un algorithme spécial — « Monte Carlo Physarum » — est à la base des visualisations pour la simulation de la croissance du champignon.

Dans le vide céleste, la substance est répartie selon des connexions filamenteuses, séparées par d’énormes vacuités.

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Les intersections des segments de ce réseau forment le point de création des galaxies. Toutefois, ces liaisons ne sont pas perceptibles, car constituées de matière noire.

Bien que celle-ci représente 85 % de la masse de l’Univers, elle n’émet pas de lumière.

La toile cosmique enfin comprise

Le Professeur de physique Joel Primack a développé la simulation cosmologique de Bolchoï-Planck, censée modéliser des « halos » de volume invisible ainsi que les fibres qui les relient.

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Les données ont été exploitées par les chercheurs en faveur du nouvel algorithme. Le co-auteur de l’étude Oskar Elek déclare que la réponse du nouveau procédé pour la moisissure était étroitement alignée sur la simulation de la matière noire. 

Les chercheurs ont également utilisé les données du dispositif « Cosmic Origins » du télescope spatial Hubble pour examiner l’interaction des objets avec la lumière. 

toile cosmique
La toile cosmique/ERC

Les gaz interstellaires ont une signature d’absorption distinctive dans le spectre de l’onde qui les traverse.

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L’analyse a révélé les traces de vapeur dans l’espace entre les galaxies. Particulièrement fortes vers le centre des filaments de la toile cosmique, elles correspondent à une concentration maximale de matière noire et donc à la formation de nouvelles masses.

La quantification de la consistance du milieu astral depuis la périphérie de la toile cosmique jusqu’aux intérieurs chauds et denses des débris spatiaux est pour la première fois possible.

Les recherches confirment la structure du réseau céleste prédite par les modèles astronomiques précédents.

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Aussi, la connexion avec les gaz intergalactiques met en lumière une meilleure compréhension de l’évolution des objets de l’Univers


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