À ses débuts, l’astronomie consistait simplement en l’observation et la prédiction du mouvement des objets célestes visibles à l’œil nu.

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Mais aujourd’hui, l’essor technologique et l’idée de progrès autorisent de nouvelles expérimentations sur ces corps éloignés, si bien que l’espace n’aura sans doute plus autant de secrets pour l’humanité.

Une exoplanète est une planète située en dehors du système solaire, elle orbite donc autour d’une étoile autre que le Soleil. Voici comment elle a été découverte.

Une étonnante révélation

Les astronomes ont repéré grâce à une nouvelle méthode inspirée des aurores de Jupiter, un corps céleste à 26 années-lumière ayant une planète autour d’elle dont la masse fait cinq fois celle de la Terre.

L’activité des ondes radio de l’étoile, appelée GJ 1151, a été liée à une interdépendance entre son champ magnétique et une planète en orbite, semblable à Jupiter qui interagit avec la lune « Io ».

« Nous avons adapté les connaissances de décennies d’observation radio de Jupiter au cas de cette étoile. Une version à plus grande échelle de Jupiter-Io a longtemps été prévue pour exister dans les systèmes étoiles-planète, et l’émission que nous avons repérée correspond très bien à la théorie », a annoncé le Docteur Joe Callingham de l’Institut néerlandais de radioastronomie (ASTRON).

Actuellement, les exoplanètes peuvent être décelées de deux façons : la méthode de transit, comme les engins spatiaux TESS de la NASA, mais également au moyen de la vitesse radiale permettant de détecter l’oscillation faible dans la position d’une étoile alors qu’elle est tirée par la planète.

Une observation passionnante

Une équipe internationale s’est donc mise à la quête d’ondes radio à basse fréquence et à polarisation circulaire.
Elle a pu identifier plusieurs émissions, dont GJ 1151, idéale pour une étude plus approfondie sur la planète liée à elle.

« En utilisant des observations optiques pour le suivi, nous avons recherché des preuves d’un compagnon stellaire déguisé en exoplanète dans les données radio. Nous avons exclu ce scénario très fortement, donc nous pensons que l’hypothèse la plus probable est une planète de la taille de la Terre trop petite pour être détectée avec nos instruments. »

téléscope exoplanètes
Téléscope Lofar d’ASTRON/Wikimedia Commmons

La masse exacte de celle-ci reste à confirmer, mais elle est sans doute de type rocheux et en orbite autour du corps céleste tous les un à cinq jours. Assez étroite, et certainement un peu trop proche de l’étoile pour être habitable, elle offre peut-être la possibilité de trouver un « nouveau monde » potentiellement viable.

Il est à noter que plus la planète est imposante, plus il y a de chances de la détecter. Cela implique que les petites exoplanètes sont plus insaisissables. Mais cette technique inédite démontre qu’elles peuvent être révélées en analysant les signaux radio d’un astre.

Les experts travaillent actuellement sur cette étude qui les aidera à comprendre l’environnement du champ magnétique des exoplanètes et ce que cela signifie pour la recherche de la vie extraterrestre.


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