Selon les responsables de la santé néo-zélandais, le virus COVID-19 pourrait être transmissible à partir d’emballages alimentaires importés. Cette suggestion survient après l’enregistrement, mardi dernier, du premier cas d’infection, en une durée excédant les 3 mois.

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L’une des personnes touchées par cette nouvelle épidémie est employée dans un magasin qui vend des produits surgelés provenant de l’étranger. La même situation a été constatée en Chine, cette semaine, lorsqu’on a identifié la présence du virus sur l’emballage de crevettes surgelées venues de l’Équateur, ainsi que des ailes de poulet du Brésil.

Bien que les risques de contamination par des aliments surgelés ne sont pas très conséquents, les autorités sanitaires de Shenzhen tiennent quand même à mettre en garde contre la consommation de ce genre d’articles.

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Pour sa part, Caitlin Howell, ingénieure chimiste et biomédical à l’Université du Maine, soutient que le virus a plus de chances de prolonger sa période d’infectiosité, en étant congelé. Ce qui explique, d’après elle, la récurrence des épidémies dans les usines de conditionnement de viande. Elle ajoute cependant que le mode de transmission par les surfaces même dans un état surgelé — n’est pas très répandue.

D’ailleurs, il ne semble y avoir aucun cas testé positif au COVID-19, après avoir touché des denrées alimentaires congelées. L’Organisation mondiale de la santé a, quant à elle, a affirmé, par le biais de son directeur exécutif du programme des urgences sanitaires, Michael Ryan, que la transmission du virus via la nourriture n’a pas encore été établie.

Cela devrait rassurer la population, qui n’a aucune raison de se sentir menacée par le contact des aliments ou de leur emballage.

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ElasticComputeFarm/Pixabay

L’épidémiologiste de l’Université de Caroline du Nord, Rachel Graham, a commenté les résultats, très révélateurs, du test effectué sur les échantillons d’emballages et dont seuls 10 sur plusieurs centaines de milliers, étaient positifs ; elle a supposé que cela était dû à la durée de vie du virus qui fait qu’il est rapidement neutralisé avant son arrivée à destination.

D’un autre côté, si ce qui a été retrouvé sur les emballages était de l’ARN viral, il n’y a absolument pas de quoi s’inquiéter, ajoute Graham.

Ce qui est plutôt rassurant, c’est que le virus ne semble pas vraiment se proliférer aisément à partir de surfaces contaminées, même si la désinfection régulière de ces dernières est fortement conseillée par les CDC.

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Pour plus de sécurité, Howell et Graham s’accordent à dire que les deux parties impliquées dans la chaîne d’approvisionnement, doivent prendre leurs précautions surtout pendant la crise sanitaire actuelle.

Les expéditeurs sont tenus de porter des masques, de se laver les mains et de s’isoler chez eux, en cas d’infection. Quant aux acheteurs, et consommateurs, il leur suffit de ne se toucher le visage qu’une fois leurs mains lavées et désinfectées.

Graham estime qu’il ne sert à rien de s’alarmer, mais qu’il faut tout de même rester vigilant pour éviter les mauvaises surprises.

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