De nombreuses maladies ne sont plus connues par notre ère, et ce, grâce aux prouesses de la médecine. Entre vaccins, progrès de la chirurgie et développement d’appareils sophistiqués, l’être humain a éradiqué un large répertoire de fléaux. 

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Toutefois, le monde reste confronté à des maux qui font toujours ravages, les différents cancers, par exemple, sont actuellement le plus grand défi que nous sommes amenés à relever. D’ailleurs, des recherches récentes promettent une possible vaccination contre certains cancers.

Les scientifiques de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, le Pr James Lawson et le Dr Wendy Glenn, ont examiné 26 études, et ont établi une corrélation entre l’infection par le papillomavirus humain (HPV) et les proliférations malignes de la prostate.

Le HPV est connu pour provoquer certains cancers de la bouche, de la gorge, et des organes reproducteurs. Néanmoins, son implication dans les tumeurs de la prostate, dont l’incidence est de 57 000 cas par an au Royaume-Uni, souligne l’importance d’une vaccination.

D’après les chercheurs, les HPV de type 16 et 18 sont les plus dangereux et sont présents dans 22 % des tissus cancéreux de la prostate, contre 7 % seulement dans les cas bénins.

NIH Image Gallery/Flickr

Bien évidemment, d’autres facteurs sont impliqués dans le processus, notamment la génétique, l’environnement, et les substances polluantes, mais ces HPV à haut risque sont les seuls contre lesquels nous pouvons vacciner. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est important de connaître leur rôle causal dans la maladie.

Des recherches plus approfondies sont nécessaires, à savoir des expériences sur les cultures cellulaires, celles-ci consistent à manipuler génétiquement des cellules non néoplasiques, en y insérant des HPV de type 16 ou 18, explique le Professeur Michael Muders de l’Hôpital universitaire de Bonn.

Le papillomavirus humain est généralement associé au cancer du col de l’utérus, mais les hommes peuvent également le contracter étant donné sa transmission par voie sexuelle. Bien qu’il soit hautement infectieux, il se manifeste différemment selon ses formes, qui sont au nombre de 200. Les moins dangereuses provoquent d’abord des verrues au niveau de l’anus et des organes génitaux, et, se développent par la suite.

Cancer de la prostate.
Nephron/Wikipedia Commons

Les mesures de protection contre le HPV varient. En Allemagne, les jeunes filles sont vaccinées dès l’âge de 10 ans, selon les recommandations du Comité permanent de vaccination (STIKO). En plus de prévenir le développement de tumeurs malignes à près de 95 %, le traitement empêche la survenue de carcinomes épidermoïdes au niveau de l’oreille, le nez, et la gorge, impliqués dans certains cancers de la peau.

Ce qui est particulièrement difficile quant à l’infection par ce germe, c’est l’absence de symptômes évidents. En dehors d’une relation sexuelle, il est possible de le contracter par frottement avec une surface contaminée, par exemple.

Quoi qu’il en soit, même si de nombreux facteurs peuvent être à l’origine d’un cancer de la prostate, la vaccination prophylactique offre quand même un certain pourcentage de protection. Les seuls effets secondaires à la suite de l’injection du sérum sont un gonflement local et des rougeurs du site.


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