Les épidémies et pandémies ne sont pas des phénomènes inconnus à la race humaine. À travers l’Histoire, diverses maladies contagieuses sont apparues et ont fait des ravages. Et au fil du temps, leur mode de fonctionnement ne nous est plus étranger.

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C’est grâce à des spécialistes comme le Dr Larry Brilliant que l’on en sait autant sur les processus que suivent ces pathologies. Il a aidé, en 2006, à combattre la variole et met aujourd’hui, une fois de plus, son savoir au service de l’Humanité.

Une nouvelle pandémie

L’apparition du COVID-19 ne le surprend pas, au contraire, il l’aurait prédit 14 ans plus tôt, expliquant que ce n’était qu’une question de temps avant que la prochaine pandémie survienne.

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Ce qui fait sa particularité, souligne Larry Brilliant, c’est qu’aucun être humain n’aurait été infecté auparavant. Cela implique que, potentiellement, 7,8 milliards de personnes pourraient être atteintes de la « nouvelle épidémie ». 

Le médecin estime qu’une centaine de millions vont être touchés par celle-ci avant que tout cela ne soit réellement terminé, la qualifiant ainsi de « la pandémie la plus dangereuse de notre époque ».

Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait des mesures de sécurité prises, sa réponse fut simple : elles ne vont pas réduire le nombre total d’infections.

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Le confinement va plutôt les freiner, le temps d’arriver à trouver le vaccin, qui sera probablement disponible d’ici 12 à 18 mois, selon lui. Il reste assez confiant sur ce point-là.

Brilliant espère que le remède sera non seulement curatif, mais aussi préventif. C’est quelque peu ambitieux, il admet, mais pas tout à fait impossible.

L’épidémiologiste s’appuie sur l’exemple de l’influenza, dont il a fait l’étude et celui du VIH. Pour ainsi dire, il nous faut pouvoir créer une immunité contre le virus avant même de l’avoir attrapé.

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Bluerasberry/Wikipedia Commons

Un moyen de faire face

Le médecin explique ensuite que nous ne pourrons reprendre un rythme de vie normal que lorsque nous aurons tous les chiffres avec exactitude. Il décrit là deux protocoles suivis par deux pays différents. 

La Chine, qui a imposé une quarantaine générale afin de contenir la propagation du virus et qui, aujourd’hui, a réussi à ne pas dépasser la dizaine de nouveaux cas par jour, voire moins. 

De même, la Corée du Sud a testé la population en masse, afin d’isoler le plus de cas possible, ce qui lui a permis de n’en recenser qu’une centaine par jour.

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Il recommande vivement de suivre le deuxième modèle, expliquant que c’est en ayant conscience de la partie cachée de l’iceberg que l’on pourra s’en sortir.

L’idéal, selon lui, serait d’en arriver à produire des tests semblables aux tests de grossesse effectués à la maison. En définitive, ce n’est pas le moment de faire l’autruche.

Enfin, il liste trois paramètres qui annonceraient la fin de la pandémie. Le retour à la normale ne sera possible que lorsqu’on aura cerné, traité et immunisé tous les cas.

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Avec la mise au point du vaccin, une certaine stabilité va s’installer et les médecins, infirmiers et enseignants seront à nouveau capables d’exercer leurs métiers sans risquer leur vie ni contaminer la population.


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