Avec un minimum de connaissances en géologie, nous savons que la Terre est composée de plusieurs couches superposées. Chaque couche est caractérisée par un emplacement, une structure et des fonctions qui leur sont propres.

Pendant longtemps, les experts dans le domaine ont cherché à établir des liens entre ce qui se trouve tout bas sous nos pieds et tous les phénomènes ravageurs auxquels nous assistons.

Tremblements de terre, volcans et Tsunami sont des manifestations de plus en plus fréquentes et avec une ampleur telle que les scientifiques ne peuvent plus éviter de les étudier en profondeur.

Un monde inconnu enfin exploré

Heureusement pour nous, plusieurs avancées ont vu le jour et nous tendons à mieux comprendre plusieurs notions jusque-là ambigües. Nous savons par exemple que le fer en fusion se trouvant au niveau du noyau terrestre est à l’origine du fameux champ magnétique terrestre. Ce que nous savons aussi est que ce dernier tend à inverser sa polarité de temps en temps. La raison pour laquelle le nord magnétique devient son sud a longtemps intrigué les chercheurs, jusqu’à très récemment.

Un nouveau thème de recherche a réussi à démontrer le lien qui existe entre le champ magnétique terrestre et la taille des anciens fonds océaniques qui descendent vers le manteau, couche chaude et ductile. Ce processus est appelé « subduction » et nous en avons une preuve au niveau de la zone de subduction ouest des Andes.

Cette découverte ne nous renseigne pas seulement sur la fréquence des reversements du champ magnétique de la Terre. Elle peut également ouvrir plusieurs pistes importantes et jusque là sombres concernant les mouvements du manteau se situant entre la croute et le noyau. Cette section d’étude est importante, car ces mouvements sont responsables de la plupart des évènements géologiques majeurs tels que les tremblements de terre, la formation des massifs montagneux, mais également les extinctions de masses les plus marquantes dans l’Histoire de la vie sur Terre.

NASA Goddard Space Flight Center, Flickr

Des millions d’années de mouvement

Selon les experts en séismique, l’enfouissement de la lithosphère, composée du manteau refroidi et de la croute, est causé par leur importante densité acquise au fil du temps. Faisant partie intégrante de la théorie scientifique concernant la tectonique des plaques, ces processus complexes et souvent conjugués semblent avoir un impact sur le champ magnétique.

Les scientifiques estiment que le déplacement de très grands volumes du manteau solide, formant ainsi une sorte de cimetière de plaques, exercerait une pression sur le fer en fusion dans le noyau sous-jacent, à plus de 2890 km de profondeur. Selon les estimations, ça prendrait 50 à 250 millions d’années pour qu’il y ait un réel impact mesurable sur le noyau et par conséquent, sur le champ magnétique.

Les géologues savent que la fréquence du reversement du champ magnétique terrestre a grandement augmenté pendant les derniers millions d’années et cette accélération de rythme demeure un mystère. Pour mieux la comprendre, les chercheurs pensent qu’étudier les flux de subduction, soit la surface totale des plaques disparaissant dans le manteau, est à préconiser. Explorer les couches de zircon, des minéraux formés à proximité des zones de subduction et dont la variation d’âge peut être un bon indice, est également un excellent repère pour la communauté scientifique.

Le challenge actuel reste de déterminer la vitesse motrice du manteau et de mieux comprendre les processus géologiques très anciens, mais également très profonds. Si la science y arrive, des phénomènes destructeurs, impressionnants et pauvrement compris tels que les volcans et la formation des chaînes de montagnes n’auront plus de secret.

 


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