Le changement climatique est sans nul doute l’une des conséquences les plus importantes de la pollution atmosphérique. Ce phénomène a, à son tour, de graves répercussions sur l’écosystème, dans la mesure où il favorise la fonte des glaciers, en détruisant l’habitat naturel de plusieurs espèces déjà menacées de disparition.

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Les scientifiques, qui s’intéressent de très près à la situation, ont fait une découverte tout à fait étonnante.

Une étude, effectuée par des botanistes de l’Université de Cambridge, et publiée dans Nature Communications, vient de révéler que l’antarctique est en train de virer au vert ! Comment est-ce possible ? Une seule réponse, les algues.

D’après une carte créée par les chercheurs, la côte ouest de la péninsule antarctique est fleurie par des algues microscopiques détectées et mesurées grâce aux observations sur le terrain, ainsi qu’aux données satellitaires.

Les experts pensent que l’apparition de ces organismes à la surface de la neige est due au réchauffement rapide que connaît cette région du continent, depuis un certain temps, et qui aide à accélérer leur propagation. Les excréments d’oiseaux et de mammifères, étant un engrais naturel, ont également une part assez importante dans leur croissance.

Dr Matt Davey/University of Cambridge

Cela explique sans doute la proportion des proliférations d’algues enregistrées tout près d’une colonie de manchots, de sites de nids de skuas, ou d’endroits envahis par les phoques.

Pour sa part, Matt Davey, botaniste à l’Université de Cambridge, est très optimiste quant à l’avancée de la recherche par rapport à l’influence de la hausse des températures sur la vie terrestre dans cette zone en particulier.

Il met l’accent sur l’importance des algues vertes neigeuses dans la captation du dioxyde de carbone de l’atmosphère, qui se fait par le procédé de photosynthèse.

Davey et ses collègues ont d’ailleurs signalé 1679 floraisons d’algues vertes sur une superficie de presque deux kilomètres carrés de neige. Ce qui est assez pour absorber 479 tonnes par an, soit la quantité émise par 875 000 voyages en voiture, au Royaume-Uni.

D’un autre coté, les petites îles basses pourraient être sérieusement affectées par le changement climatique et risquer de voir disparaître leurs algues des neiges en même temps que l’enneigement estival.

Heureusement, celles-ci poussent majoritairement dans le nord de la péninsule et les îles Shetland du Sud, ce qui leur permet de se répandre sur un sol plus élevé en cas de fonte des neiges.

La bonne nouvelle, selon l’auteur de l’article, Andrew Gray, c’est que le réchauffement de l’Antarctique favorisera quand-même l’augmentation de la masse globale des algues des neiges, et ce, malgré la perte prévue des petits îlots dépourvus de terrains hauts.


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