Le réchauffement climatique est l’une des principales préoccupations du 21e siècle, et il serait grand temps pour l’Homme de trouver des solutions sur le long terme pour préserver la planète tant que cela est encore possible. 

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Selon des découvertes récentes, ce qui pourrait nous sauver n’est pas si loin que cela : des petits êtres vivants, que nous avons longtemps peu appréciés et qui cohabitent avec nous depuis toujours. 

Des êtres microscopiques, infiniment nombreux  

Il existe environ 57 milliards de nématodes — également appelés vers ronds — pour chaque être vivant, selon une étude coécrite par le professeur Adams Byron ; en d’autres termes, quatre animaux sur cinq sont des nématodes.

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Avec une biomasse totale de 300 millions de tonnes, les nématodes équivalent à 80 % du poids de la population humaine. 

De plus, ces petites bêtes habitent des endroits que les experts ne soupçonnaient pas et les recherches effectuées par Byron apportent des preuves concluantes.

Il déclare aussi que pendant longtemps, nous ignorions beaucoup de choses de la vie sous terre et pensions que les vers vivaient principalement dans les sols arctiques et subarctiques de hautes latitudes (comme les forêts boréales et tempérées ou les prairies). Or, les analyses ont démontré tout le contraire.

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Étant donné que les nématodes sont impliqués dans le cycle du carbone et des nutriments, ils influencent directement les émissions de CO2 : leur abondance est donc fortement corrélée avec le carbone du sol. 

Ces animaux fonctionnels, avec des systèmes nerveux et digestifs, des muscles et une bonne mobilité, sont capables d’une reproduction rapide et d’un comportement appris. Leur étude au niveau international est essentielle si les humains veulent comprendre et faire face au changement climatique.

Pour les examens du professeur Byron, 6 759 échantillons de sol ont été prélevés par les chercheurs, un peu partout à travers la planète.

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L’analyse de la densité de chaque type de ver au microscope a permis de générer un ensemble de données global représentatif. 

Par la suite, ces informations ont été rassemblées pour construire des modèles qui prédisent le nombre de nématodes par kilomètres carrés sous forme de cartes mondiales à haute résolution.

En plus de cela, ce sont des survivants robustes, capables de vivre dans des environnements aussi bien marins que terrestres, et peuvent représenter jusqu’à 90 % de toutes les formes de vie au fond de l’océan.

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C. Quintin / Visualhunt

Une ancienneté impressionnante

Le nouveau livre de l’Oregon State University, « The Evolutionary History of Nematodes », établit pour la première fois l’étude de l’histoire ancienne, l’origine et l’évolution de ces minuscules créatures.

Selon George Poinar, auteur de l’ouvrage et professeur de courtoisie de l’OSU en zoologie, certains nématodes sont éliminés (parfois à tort), car considérés comme des parasites pour les cultures agricoles.

Or, il s’avère que le ver C. elegans est très utile dans la recherche génétique moderne et se veut être essentiel pour l’avenir de l’agriculture biologique et durable.

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Visiblement, la présence des nématodes sur terre ne date pas d’hier : selon Poinar, les tout premiers sont apparus il y a environ 1 milliard d’années, faisant de cette espèce l’une des formes de vie les plus anciennes de toutes, venant juste après les bactéries, les protozoaires et les champignons.

Il existe encore des milliers de choses que nous ignorons sur petites bêtes, mais en dépit de leur nocivité dans certains cas, ils constituent sans aucun doute la bénédiction recherchée contre le réchauffement climatique.

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