Les défenseurs de l’environnement ont, depuis longtemps, tiré la sonnette d’alarme à propos du danger que représente la pollution de l’air pour la planète. Ils ne cessent de clamer que ce problème risque de causer des dégâts irréparables si on ne fait rien pour y remédier.

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L’être humain est pleinement conscient qu’il est le premier à pâtir des effets de la pollution, mais pour une raison qui reste incomprise, il refuse d’obtempérer. 

Les maladies liées à la pollution atmosphérique les plus connues sont les maladies respiratoires, mais en existerait-il d’autres ?

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La science a tenté de nous répondre

Aux États-Unis, une équipe de chercheurs a mené une étude sur des femmes âgées de 73 à 87 ans pour comprendre le lien entre l’exposition à la pollution atmosphérique ou aux particules fines et certaines maladies neurodégénératives telles que la perte de la mémoire ou l’atrophie du cerveau.

Ces femmes, venues des quatre coins du pays, faisaient partie de la « Women’s Health Initiative » datant de 1933 et dont le but était de comprendre certaines affections comme le cancer, l’ostéoporose ou les maladies cardiaques.

En participant à cette étude, ces dernières ont accepté de passer deux analyses, une tous les cinq ans, et grâce à un algorithme d’apprentissage, les scientifiques espéraient identifier tout changement cérébral chez les patientes.

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L’étude a démontré que le fait de s’exposer aux PM2.5 rendait les femmes âgées de 73 à 87 ans plus vulnérables par rapport aux pertes de mémoire.

Elles risquent, selon les spécialistes, de présenter des symptômes similaires à ceux de la maladie d’Alzheimer.

Pixnio

Les maladies neurodégénératives et la pollution de l’air

De tout ceci, nous pouvons facilement conclure que la pollution de l’air affecte directement le cerveau.

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D’après les déclarations d’Andrew Petkus, Professeur adjoint de neurologie clinique au sain de la « Ketch School of Medecine » de l’Université de Californie de Sud, un lien a été établi entre la pollution atmosphérique et certains changements du cerveau pouvant causer des troubles de la mémoire.

Le chercheur s’est basé sur l’impact des particules fines sur le déclin de la mémoire chez les femmes qui ont participé à cette étude pour faire état du rôle possible de la pollution atmosphérique dans l’augmentation des risques d’attraper ce type de pathologies.

Quoi qu’il en soit, cette étude a pu apporter de nouvelles informations susceptibles de résoudre une partie du mystère autour des causes de la maladie d’Alzheimer. Et cela en découvrant les changements cérébraux qui pouvaient expliquer le lien, sans conteste, qui existerait entre la pollution de l’air et l’affaiblissement de la mémoire.

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Les spécialistes pensent que le seul moyen d’apporter de l’aide à ces personnes exposées au risque de ces maladies est de mieux comprendre tous les troubles même occultes du cerveau. Bien entendu, cela demanderait beaucoup de volonté et beaucoup de travail.

Si, à leur niveau, les scientifiques font tout pour pouvoir parer aux conséquences de la pollution, il appartient à tous d’essayer d’en limiter les facteurs ; changer de mode de vie serait un bon commencement.

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