Alors qu’il a passé des siècles à rêver d’atteindre l’Espace, l’Homme n’en demeure pas moins fasciné par les profondeurs de notre monde. Et bien que se profile déjà le crépuscule du premier quart du 21e siècle, il suffit d’utiliser les doigts d’une seule main pour compter les individus ayant atteint le fin fond de l’océan, 3 exactement : Don Walsh, Jacques Piccard et James Cameron. Une quantité négligeable comparée aux centaines d’astronautes qui ont visité l’Espace…

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Des zones difficiles d’accès

Il n’est donc pas insensé de dire que plonger au fond de l’océan est certainement moins aisé que de marcher sur la Lune.

Cette difficulté d’exploration explique pourquoi nous n’avons que peu d’informations sur ce qui se passe dans les profondeurs terrestres.

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Bien qu’elle abrite 45 % des océans de la planète bleue, la bien nommée zone hadale (elle tire son nom du dieu grec Hadès, seigneur des enfers), située entre 6 000 et 11 000 mètres sous la surface, représente un énorme mystère du fait de son extrême difficulté d’accès. Mais ça ne devrait pas durer très longtemps.

En effet, des chercheurs de la NASA et de l’institut océanographique de Woods Hole (WHOI) ont collaboré pour récolter 1,2 million de dollars, à partir de fonds privés dédiés à la recherche, dans le but de concevoir un nouveau robot qui sera capable d’explorer la zone hadale.

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La NASA lance un robot pour rechercher la vie dans des fonds marins mystérieux - sciences-et-technologies, nature - Zone hadale, vie, Véhicule, sous-marin, robot, Orphée, océans, Océanographie, National Aeronautics and Space Administration, Mythologie grecque, mer, Lune, intelligence, Institut océanographique de Woods Hole, exploration, espèces, Drone, Dollar américain, créatures, Baie du cap Cod, animaux
Ivan Agerton pour OceanX, Bloomberg Philanthropies

Cette équipe a eu la bonne idée de nommer le robot Orphée, en référence au héros de la mythologie grecque qui est descendu au fin fond des enfers pour jouer de la lyre à Hadès afin de ressusciter sa bien aimée. Les chercheurs souhaitent que de la même façon, cet Orphée 2.0 finisse par découvrir de nouvelles espèces marines vivant dans les profondeurs et prenne des photos de cet environnement méconnu.

Encore du chemin à parcourir

Un environnement que les scientifiques du WHOI ont essayé de dompter en 2014 en envoyant un véhicule marin Nereus. Hélas, ce dernier s’est égaré à 9 500 mètres de profondeur après seulement 1 mois et demi d’exploration. C’est donc avec beaucoup d’espoir qu’ils reçoivent un coup de main des ingénieurs du Jet Propulsion Lab de la NASA.

Leur but annoncé est de mettre sur pied un drone submersible dont la petite taille et la légèreté lui permettront un jour de prendre des photos dans l’Espace afin d’explorer d’autres océans. Orphée est de ce fait un précurseur dans ce domaine. Muni de 4 caméras Go Pro avec flash, il sera également en mesure de naviguer seul et de ne rien rater du paysage environnant.

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Le premier test autonome sur le robot a eu lieu en septembre (2018), à l’extérieur de la baie de Cape Cod, et il a démontré que le drone est encore perfectible. Ce dernier est allé à 176 mètres sous l’eau, ce qui est bien loin de la zone hadale.

« Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour parfaire son autonomie afin d’être en mesure de réussir des missions plus délicates », conclut l’ingénieur en robots de la NASA, John Leichty.

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