Non, il ne sera pas question ici de la plantation de patates réalisée sur la planète rouge — même si les expériences menées par Matt Damon dans le film « Seul sur Mars » de Ridley Scott n’étaient pas si loin de la réalité… En revanche, nous aborderons la mise au point de potagers extraterrestres dans la Station spatiale internationale (SSI).

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Nous avons déjà acquis pas mal d’expérience dans le domaine agricole sur Terre, mais lorsqu’il s’agit de cultiver des plantes dans l’espace, cela ne suffit plus – d’autant plus que des problèmes non négligeables s’ajoutent à notre tâche dont l’absence de gravité (ou plus précisément la microgravité) et le manque de lumière.

Sans ces deux phénomènes élémentaires, la plante ne saurait distinguer le haut du bas et de ce fait vers où diriger ses racines et ses feuilles. Mais la NASA nous explique qu’en l’absence de gravité, c’est la lumière qui prend le relai pour savoir vers où les racines et les feuilles pousseront. Et quand bien même la lumière venait à manquer aussi, la plante fera toujours en sorte que les feuilles poussent à l’opposé des racines quoiqu’il arrive. En ce qui concerne le programme mené dans l’SSI, ce sont des LED qui fournissent une lumière artificielle aux végétaux.

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En fait, les hommes de l’espace ont commencé à faire pousser des plantes dans des stations spatiales depuis les années 1982. Les cosmonautes russes mangent ainsi leurs propres récoltes spatiales depuis 2003 – et les Américains ne les rejoindront que plus tard vers 2015, avec leur première dégustation d’une laitue alien. À l’heure actuelle, de nombreux légumes de l’espace ont déjà été cultivés sur l’SSI, notamment de la laitue, des radis, du chou chinois et des petits pois.

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Jacob Torres

Ces expérimentations se poursuivent encore, de sorte qu’un nouveau système de croissance quasi autonome baptisé « The Advanced Plant Habitat » a été installé dans l’SSI en 2018, rejoignant le Système de production de légumes (Veggie) pour aider l’équipage à cultiver des aliments frais.

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Tout cela est important pour les projets visant à envoyer l’Homme sur Mars. Sachant qu’il nous faudrait entre six mois et un an avant de pouvoir atterrir sur sa surface, la question de la disponibilité de nourriture fraîche durant l’allée/le séjour/et le voyage du retour se pose évidemment. C’est pour cela que cultiver sa propre nourriture dans l’espace devient une très grande priorité.

« Nous pouvons construire toutes les fusées qu’on veut pour aller sur Mars, mais cela ne fonctionnera pas si nous n’avons pas de quoi manger », a indiqué Jacob Torres, scientifique en horticulture à la NASA.

Les chercheurs travaillent alors sur diverses cultures dans l’espace, en particulier sur une grande variété de nutriments et de vitamines.

« Nous devons cultiver suffisamment pour permettre un régime équilibré », a expliqué Torres à CNN. « Tout comme ici sur Terre, nous ne pouvons pas nous contenter d’un seul aliment ».

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C’est alors qu’après avoir passé un temps à essayer de choisir entre différents types de denrées à cultiver que les spécialistes de la NASA ont finalement opté pour une plante tout à fait remarquable : le poivron. Botaniquement considéré comme un fruit, cet aliment, se révèle être un très bon choix du fait de sa richesse en vitamine C et de son goût savoureusement piquant.

Les chercheurs espèrent donc envoyer des plantes de piment d’Espagne (Capsicum annuum), qui pourraient faire du poivron le tout premier fruit cultivé dans l’espace par les astronautes américains.

« Les astronautes ont souvent exprimé le souhait de disposer d’aliments plus épicés et plus savoureux. Avoir un goût légèrement piquant semblait également être une bonne chose. De plus, de nombreux piments sont très riches en vitamine C, ce qui est important pour les régimes spatiaux », a déclaré le physiologiste des plantes de la NASA, Ray Wheeler, à Dylan Bida, au Rio Grande Sun.

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