En 2009, le LRO, de la NASA (Lunar Reconnaissance Orbiter) placé en orbite autour de la Lune, était dans le collimateur des scientifiques. Vous vous demandez sans doute pour quelle raison ! Et bien, c’était pour essayer de faire réfléchir la lumière des lasers sur notre planète. Il a fallu 10 ans de tentatives effrénées pour qua’on puisse enfin recevoir un retour réussi.

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En effet, les astronautes ont enfin pu obtenir qu’un orbiteur lunaire puisse renvoyer des photons vers la Terre. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera désormais possible d’anticiper les conditions auxquelles est confronté le matériel laissé sur place, il y a plus d’un demi-siècle, dans le cadre du programme Apollo. On parle notamment, de sismomètres, trois réflecteurs laser et des robots.

Ces instruments permettant aux experts de prendre des mesures exactes de l’emplacement de la Lune, représentent également et avec précision ses modalités de déplacement. Cette information est très importante pour expliquer la façon dont la Lune alimentait son champ magnétique, par le passé.

Par ailleurs, et grâce à la télémétrie laser, on sait que la distance qui nous sépare de la Lune ne cesse d’augmenter, chaque année, de 3,8 centimètres, et dans peu de temps, ils pourront faire des révélations, que les spécialistes eux-mêmes n’auraient pas pu découvrir dans d’autres circonstances. C’est ce qu’a affirmé le spécialiste des planètes, Erwan Mazarico, du Goddard Space Flight Center de la NASA, qui a ajouté qu’il fallait s’armer de patience pour avoir les résultats escomptés.

Erwan Mazarico & al. 2020

Le seul ennui concernant cette technique c’est la diminution mystérieuse, de 10 %, de la performance de ces réflecteurs lunaires, bien qu’on puisse y remédier en utilisant la poussière disponible en abondance sur la Lune.

Pour tenter de comprendre l’origine de ce handicap, les astronautes ont recours à la modélisation. Après plusieurs tests assez stériles, des chercheurs de la Station de télémétrie laser de Grasse, en France, ont réussi à enregistrer le premier rebondissement de laser infrarouge en provenance du LRO. Cela s’est produit le 4 septembre 2018.

Presque un an plus tard, l’exploit a pu être reproduit, avec en plus le pivotement du vaisseau spatial en vue de cibler la Terre. Les reflets obtenus, bien que très minimes, seront quand même suffisants pour nous faire une bonne illustration.

L’intérêt de cette étude est qu’elle apporte de nouvelles données concernant la possibilité de remplacer l’optique par le laser infrarouge, en envisageant l’emploi de réflecteurs plus petits. Les auteurs de l’article espèrent que cette méthode ouvrira de nouvelles perspectives pour les futures missions dans l’espace.


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