Pas plus grand qu’un chat domestique, le pangolin est très réputé pour sa viande et ses écailles, utilisées dans la médecine chinoise soi-disant pour leurs propriétés anti-inflammatoires et stimulatrices de la circulation sanguine. Cet insectivore fait malheureusement l’objet de trafic à très grande échelle, que les autorités s’attèlent à combattre et que les différentes associations dénoncent vigoureusement.

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Dans un effort pour la protection de ces animaux, la Chine a donc décidé d’exclure définitivement les écailles de pangolin de la liste des ingrédients approuvés dans la médecine traditionnelle.

Cette initiative a été saluée par David Olson, Directeur de la conservation au WWF Hong Kong, qui se dit soulagé que ce commerce illégal soit enfin contrecarré.

Bien entendu, il était tout à fait naturel de prendre cette décision, suite à l’adoption du statut d’animal sauvage protégé de premier niveau, attribué à ce mammifère, par le Bureau chinois des forêts et des prairies de la Chine.

Arddu/Flickr

Pour sa part, la directrice du Groupe de travail sur les pangolins à la Fondation pour la conservation de la biodiversité et le développement vert de Chine, Sophia Zhang, a déploré le caractère assez tardif de cette nouvelle résolution.

Cette nouvelle fut particulièrement appréciée par le public, soucieux de la protection des pangolins, victimes de la chasse illicite qui sévit depuis plus de sept ans.

Par ailleurs, un des motifs qui ont poussé à entreprendre de préserver les pangolins est la possibilité qu’ils aient été à l’origine de l’incubation du nouveau coronavirus avant qu’il ne soit contracté par l’homme.

En effet, des chercheurs de l’Université Duke et du Laboratoire national de Los Alamos au Nouveau-Mexique, affirment que lors de son processus de mutation, le virus serait passé par les pangolins pour finir leur course chez les humains.

Il serait cependant bien prématuré de tenir les pangolins pour responsables de la pandémie, bien que beaucoup de spécialistes préconisent de s’éloigner autant que possible des animaux sauvages potentiellement porteurs d’autres maladies. C’est d’ailleurs, dans cette optique que la consommation de ces bêtes a été catégoriquement prohibée sur tout le territoire chinois.

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