Antoine de Saint-Exupéry a dit : « L’eau n’est pas nécessaire à la vie ; elle est la vie ». Nous nous rendons-compte, chaque jour, de l’exactitude de cette citation, datant de plus d’un siècle.

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Nous savions déjà que la répartition de l’eau douce sur notre planète n’était pas équitable, pour des raisons géographiques, climatiques, et même chimiques. Malheureusement, l’accès à cette source si précieuse semble être obstrué par un autre facteur un peu plus prémédité…

En effet, de nouvelles données montrent que presque la moitié des ressources en eau existant sur Terre sont volées. En d’autres termes, les personnes ou organismes qui « s’accaparent » cette eau illégalement, enfreignent toutes les règles et éthiques ; sociales, économiques et environnementales

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L’étude, publiée dans Nature Sustainability, remet en cause les structures politiques, juridiques et institutionnelles, incapables de préserver cet élément indispensable à notre existence même. Les chercheurs expliquent que ce délit n’est ni puni comme il se doit ni correctement évalué, et ses origines n’ont pas encore été vraiment déterminées. Ce qui signifie que nous ne connaissons pas la réelle valeur de l’eau perdue.

Ce qui n’arrange rien, le bouleversement climatique ne fait qu’empirer la situation un peu partout dans le monde, dans les régions qui connaissent de graves pénuries d’eau.

Public Domain/Pxhere

La solution, pour atténuer un peu l’impact de ces actions sur les consommateurs, serait d’en traiter directement les causes sur le plan individuel, selon les auteurs.

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Pour confirmer l’ampleur des effets de la mauvaise utilisation de l’eau, les scientifiques se sont intéressés à trois différentes activités ; les champs de marijuana en Californie, des fraises en Espagne et de coton en Australie.

Ils ont constaté que ces cultures avaient besoin de beaucoup d’eau pour subsister, et qu’il était moins profitable pour leurs propriétaires de respecter les directives écologiques. C’est pourquoi ils volent, tout simplement !

Ajoutons, à tout cela, le sentiment d’impunité éprouvé par ces personnes, qui n’ont aucun mal à s’approvisionner en grandes quantités d’eau, sans risquer de se faire réprimander.

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Les auteurs affirment que la solution à ce problème est sans doute de faire preuve de plus de rigueur quant aux sanctions infligées à ces usagers « indisciplinés ». Par ailleurs, ce genre de pratique devrait être rejetée publiquement par toute la société, afin que l’on puisse enfin se rendre compte que cela est une infraction à la loi.

Bien entendu, il est urgent de mettre en place des dispositifs plus à même de contrôler l’utilisation de l’eau, dans le cadre d’une politique communautaire et sociale globale et surtout, plus stricte.


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