Le manchot royal est la deuxième plus grande race de pingouins qui existe. Il peut peser jusqu’à 17 kg et mesurer environ 95 cm pour les plus imposants. Cet animal intéresse de plus en plus les chercheurs, car, contrairement à beaucoup d’autres espèces, son nombre ne cesse d’augmenter. 

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Cet habitant de l’Antarctique continue de prospérer sur la banquise. Cela pique grandement la curiosité des experts du domaine, qui se déplacent jusqu’à leur habitat naturel pour pouvoir étudier leur évolution. 

C’est lors d’une de ces expéditions qu’un évènement insolite s’est produit. L’équipe de recherche s’est retrouvée sous l’emprise d’un état d’hystérie euphorique. Ce fou rire au sein du groupe a été déclenché par la présence d’un gaz semblable à l’anesthésiant que l’on retrouve chez le dentiste.

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Une découverte étonnante a alors été faite : la source de cette substance proviendrait des manchots qui se trouvaient sur place. Et plus précisément de leurs matières fécales. Comme ces créatures se trouvent là-bas en grands nombres, une masse importante d’excréments est produite et ainsi, son impact est plus conséquent et mesurable.

Une colonie de manchots. Wikipedia Commons

Ce qu’on appelle le « gaz hilarant » est en fait une association de nitrogène et d’oxygène. Les crottes du manchot royal dégagent de l’azote, qui vient par la suite se transformer en oxyde nitreux au contact des bactéries se trouvant sur le sol. 

C’est ainsi que les scientifiques effectuant des études sur cet animal au sud de la Géorgie, entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique, ont inhalé ce gaz qui leur a déclenché des fous rires, explique le Professeur Bo Elberling, de l’Université de Copenhagen.

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Après plusieurs heures passées à prélever des échantillons, le gaz hilarant a enfin commencé à prendre effet. Un membre de l’équipe a été pris d’un rire inarrêtable, tandis que son collègue s’est senti nauséeux et a présenté un mal de tête.

Malgré son effet loufoque, l’oxyde d’azote est un gaz à effet de serre. Il est 300 fois plus dangereux que le dioxyde de carbone, et représente un danger pour notre planète. La quantité produite par le manchot royal, cependant, n’est pas suffisamment importante pour être alarmante.

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