La pollution de l’air a des conséquences assez dramatiques sur notre planète, dont l’élargissement du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, atteignant récemment une ampleur jamais enregistrée depuis plusieurs années.

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En effet, entre mi-août et le début octobre, il a considérablement augmenté pour arriver à 24 millions de kilomètres carrés, une superficie supérieure à celle de la Russie.

Selon les estimations de l’Organisation météorologique mondiale, en collaboration avec le Copernicus Atmospheric Monitoring Service, de la NASA et d’Environnement et Changement climatique Canada, le trou fait actuellement plus que la moyenne référencée au cours des dix dernières années.

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Les chercheurs expliquent, cependant, qu’un fort vortex polaire froid a été à l’origine de ce trou, et que celui-ci finira par se refermer peu à peu, après la période de fluctuation culminant généralement entre le mois de septembre et octobre ; autrement dit, vers la fin de l’année. 

Cela semble plutôt déconcertant d’autant plus que le trou de l’an dernier a été identifié comme étant le plus petit depuis plusieurs décennies, alors que cette année, il est semblable au trou de 2018 lui aussi très grand, d’après Vincent-Henri Peuch, Directeur du service de surveillance de l’atmosphère Copernicus à l’ECMWF. Il ajoute que le respect du Protocole de Montréal condamnant l’émission de produits chimiques dangereux pour la couche d’ozone est plus indispensable que jamais.

Copernicus Atmosphere Monitoring Service, ECMWF

Cette partie de la stratosphère, située à une trentaine de kilomètres au-dessus du sol terrestre, est connue pour sa capacité d’absorption de la plupart des rayons ultraviolets solaires, qui constituent une menace très sérieuse pour la vie sur notre planète.

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Par ailleurs, l’activité humaine, notamment le rejet de substances chimiques comme les solvants et les réfrigérants peut être un facteur important dans l’affaiblissement de la couche d’ozone.

D’autre part, celle-ci, maintenue à des températures froides par le vortex polaire, les nuages stratosphériques polaires sont alors formés à des altitudes assez élevées. Ces derniers favorisent des réactions chimiques qui incluent des produits toxiques très nocifs pour la couche d’ozone.

Le problème en question avait commencé dans les années 1970 et 1980, lorsque les scientifiques se sont rendu compte pour la première fois que la couche d’ozone au-dessus du pôle sud était trouée. Depuis, cela est devenu une première préoccupation pour le monde entier, qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour y remédier.

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Cependant, le seul traité de l’ONU approuvé par tous ses membres a été le Protocole de Montréal de 1987, qui constitue à tout point de vue, une belle réussite dans le cadre de la lutte contre la pollution d’origine humaine.


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