fbpx

Il n’y a pas de quantité « sûre » d’alcool, d’après une nouvelle étude à très grande échelle


Il n'y a pas de quantité "sûre" d'alcool, d'après une nouvelle étude à très grande échelle - sante-et-medecine, maladies - vin, vente, Tabagisme, science, Santé publique, santé, Risque, prévention, Population mondiale, Organisme (physiologie), Maladie cardio-vasculaire, Ivresse, Individu, Éthanol, drogue, comportement, Commerce, Boisson alcoolisée
Public Domain, LIBRESHOT

Tout comme le tabac ou certains médicaments, l’alcool, bien qu’autorisé par la loi, est une drogue.

De ce fait, les conséquences qu’il a sur notre organisme sont désastreuses, que ce soit sur le très court ou long terme : les effets de l’ivresse sont immédiats et extrêmement dangereux, sans compter les risques de maladies coronariennes et cardiovasculaires que l’alcool implique au fil du temps.

Seulement, depuis quelques années, la communauté scientifique s’accordait à dire qu’il existerait une quantité « sûre » d’alcool, une dose à respecter (comprise entre 1 et 2 verres), voire à consommer pour être en bonne santé.

Mais d’après une récente étude américaine, ce constat est on ne peut plus faux…

Une étude à très grande échelle inquiétante

Pour en arriver à la conclusion que le seul moyen d’éviter concrètement les risques de pathologies liées à l’alcool est d’arrêter à en consommer totalement, les scientifiques ont mené une étude mondiale en analysant 26 ans (1990-2016) de données dans pas moins de 195 pays différents, sur 28 millions de personnes.

Ainsi, leur rapport établit que pour l’année 2016, l’alcool a engendré presque 3 millions de vies perdues : en d’autres termes, 1 personne buveuse sur 5 a péri à cause de cette boisson rien que pour l’année 2016.

Et lorsque l’on sait que près de 2,7 milliards d’individus (environ 1 personne sur 3) consomment de l’alcool régulièrement à travers le monde, les prédictions pour les années à venir ne présagent malheureusement rien de bon…

Ladite étude a également mis l’accent sur le fait qu’en réalité, le côté « bénéfique » sur la santé de 2 verres de vin par jour ne l’est pas tant que ça : « Certaines études ont montré un effet protecteur de l’alcool sur certaines conditions, mais nous avons constaté que les risques pour la santé associés à l’alcool augmentent avec n’importe quelle quantité d’alcool. La forte association entre la consommation d’alcool et le risque de cancer, de blessures et de maladies infectieuses a compensé les effets protecteurs de la cardiopathie ischémique dans notre étude » déclare le Docteur Max Griswold de l’Institut de Métrologie et d’Évaluation.

Il n'y a pas de quantité "sûre" d'alcool, d'après une nouvelle étude à très grande échelle - sante-et-medecine, maladies - vin, vente, Tabagisme, science, Santé publique, santé, Risque, prévention, Population mondiale, Organisme (physiologie), Maladie cardio-vasculaire, Ivresse, Individu, Éthanol, drogue, comportement, Commerce, Boisson alcoolisée
U.S. Air Force photo/Senior Airman Justin Weaver

Des mesures à prendre rapidement

Au regard des résultats de l’étude, les chercheurs estiment que de sérieuses mesures doivent être prises en matière de santé publique.

Ils demandent donc aux gouvernements de penser à un réel plan d’attaque pour amener la population mondiale à réduire sa consommation d’alcool journalière.

Malheureusement, les scientifiques savent pertinemment que ce débat est voué à l’échec compte tenu des bénéfices que les États tirent de la vente d’alcool.

« Ces maladies de comportements malsains, facilitées par des environnements malsains et alimentées par des intérêts commerciaux mettant la valeur actionnariale avant les conséquences humaines tragiques, constituent le problème de santé dominant du 21e siècle », dénonce tristement le Professeur Robyn Burton du King’s College de Londres, avant d’ajouter que « les solutions sont simples : l’augmentation de la fiscalité crée des revenus pour les ministères de la santé durement touchés et la réduction de l’exposition des enfants à la commercialisation de l’alcool n’a aucun inconvénient. »

« Les recommandations doivent être revues et le gouvernement doit repenser sa politique, s’informer sur les risques et prendre ces risques en connaissance de cause. » affirme à son tour la Professeure Sonia Saxena de l’École Impériale de Santé publique de Londres.

Quoi qu’il en soit, la meilleure prévention que l’on puisse faire reste toujours de prendre conscience, de manière totalement personnelle et volontaire, des dangers liés à l’alcool, mais surtout, d’agir en conséquence.