Une équipe de chercheurs de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) a analysé des échantillons de pluie pour détecter la pollution par l’azote. Ils ont découvert un élément imprévu : le plastique.

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Dans leur dernier rapport : « Il pleut du plastique », ceux-ci expliquent que 90 % des échantillons de pluie prélevés de 8 lieux — la plupart se trouvant entre Denver et Boulder au Colorado — ont été identifiés.

Les microplastiques contaminent la majorité des zones surveillées par l’USGS, et compte tenu de la présence accrue de plastique dans les villes, certains de ces endroits peuvent être très éloignés tout en étant touchés. L’un d’eux, appelé CO98, se trouve à plus de 3 150 mètres d’altitude dans les Montagnes Rocheuses.

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De toute évidence, « on a détecté plus de fibres plastiques dans des prélèvements de zones urbaines qu’au niveau de montagnes distantes », explique l’équipe dans leur compte rendu.

« La détection de ces fibres dans des prélèvements faits à Loch Vale sous-entend que les dépôts humides de plastique sont partout et pas uniquement dans les endroits urbanisés. »

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Les spécialistes ont essentiellement trouvé des bouts de plastique qui rappellent de façon étrange des microfibres crées à partir de matériaux synthétiques, comme ceux qui font partie de la composition de beaucoup de vêtements. On pouvait par ailleurs remarquer de nombreuses couleurs — le bleu était la plus commune, seulement le rouge, l’argent, le violet et le vert étaient là aussi.

La taille des bouts de plastique est très minime, mais voilà, cela ne signifie pas que le problème est moindre et donc peu important.

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Wetherbee et al., US Geological Survey Open-File Report, 2019

La taille des bouts de plastique est très minime, mais voilà, cela ne signifie pas que le problème est moindre et donc peu important.

Nous autres humains consommons entre 60 000 et 70 000 particules de microplastique chaque année (sans doute beaucoup plus). Quant à nos océans, ils sont aujourd’hui le siège de millions de tonnes de cet élément.

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« Je pense que le résultat le plus important qui peut être partagé avec la population américaine est qu’il n’y a plus de plastique en Amérique que l’œil ne peut le voir », précise le chercheur et chimiste Gregory Wetherbee à The Guardian.

Du plastique trouvé dans des milieux inattendus, ce n’est pas du tout une première. Début 2019, un article paru dans la revue scientifique Nature Geoscience avait discuté la découverte de microplastiques dans les Pyrénées françaises, en estimant qu’ils pourraient traverser les 95 kilomètres dans l’atmosphère terrestre.

À l’inverse de cette étude, les chercheurs de l’USGS étaient incapables de comprendre comment ou pourquoi le plastique s’était posé — si ce n’est que par des moyens naturels — dans ces zones. Leur étude ne concernait autre que la pollution par l’azote après tout.

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