L’accès aux universités prodigieuses devient de plus en plus difficile et sélectif, incitant certains élèves et parents à recourir à des méthodes peu orthodoxes pour avoir une chance d’y accéder.

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Une nouvelle tendance entache les universités de la Corée du Sud. Des professeurs citent des enfants et des adolescents comme co-auteurs de leurs recherches.

Le gouvernement avait étudié minutieusement en 2017 des cas de tricherie, mais ce phénomène ne cesse de s’accroître.

Alors que le Ministère de l’éducation sud-coréen considère la citation injustifiée d’un auteur comme un cas de fraude, quelques étudiants confrontés à des conditions d’admission universitaire extrêmement compétitives prennent tout de même le risque.

Selon un nouveau rapport, ce même ministère a enregistré neuf autres cas de fraude par des scientifiques, ce qui porte à 24 le nombre total d’articles universitaires potentiellement rédigés de manière erronée.

Certains des enfants dont le nom figure sur la liste des auteurs ont peut-être contribué aux études qui les citent comme auteurs dans le cadre de programmes scolaires ou de stages, dans le but de gonfler les curriculum vitae des chercheurs pour les admissions à l’université.

D’autres étaient les enfants des auteurs principaux ou de leurs parents et amis, ce que le gouvernement sud-coréen considère comme un signe clair de mauvaise conduite et de népotisme scolaire.

Selon les experts, le problème est beaucoup plus profond que ne suggèrent les rapports actuels et les cas détectés ne sont qu’une infime partie de l’iceberg.

Le dernier rapport établi par les instances officielles a révélé l’admission à l’université de plusieurs étudiants ayant énuméré des articles douteux dans leurs candidatures.

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Changgu Lee, spécialiste des matériaux à l’Université Sungkyunkwan a déclaré : « Je n’aime pas que les collèges mettent l’accent sur les publications dans le processus d’admission, car les élèves du secondaire ne peuvent pas participer sérieusement à la recherche, et les publications peuvent être utilisées à mauvais escient pour l’admission. »


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