Il existe des gouffres terrestres capables d’engloutir tout ce qui se trouve à la surface. Mais les trous bleus sont encore plus terrifiants, d’autant plus qu’ils sont nettement plus difficiles à explorer, puisqu’ils ne s’ouvrent que dans les océans et les mers.

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Cependant, cela ne décourage aucunement les scientifiques, qui y trouvent une chance unique pour enrichir leur connaissance sur de nouveaux phénomènes marins hors du commun.

En effet, l’un de ces creux incroyables, appelé « Green Banana », et situé au large de la Floride, devrait bientôt faire l’objet d’une étude très approfondie.

Elle sera dirigée par des chercheurs issus du Mote Marine Laboratory, de la Florida Atlantic University, du Georgia Institute of Technology et de la US Geological Society. Pour mener à bien ce projet, des plongeurs et des équipements de surveillance seront déployés à 47 mètres de profondeur dans Green Banana. Il sera question d’examiner le type de microbes qui y vivent, mais aussi d’évaluer le lien entre le trou et le système d’eaux souterraines de la région.

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Public Domain/Unsplash
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Par ailleurs, une autre expédition est prévue l’année prochaine, vers « Amberjack Hole », un autre gouffre bleu de Floride, un peu moins important que le Green Banana, mais qui présente un aussi grand intérêt, étant lui aussi une communauté biologique pleine de vie.

Selon la NOAA, parrain officiel de la recherche, ce genre d’environnement est propice à l’existence de coraux, d’éponges, de mollusques, de tortues de mer et de requins.

Elle fait également référence à l’interaction de l’eau de mer avec les eaux souterraines et même avec les couches aquifères. Ce qui permet d’en savoir plus sur le cycle du carbone entre les eaux de surface et celles des profondeurs.

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Il y a un an, les plongeurs avaient déjà réussi à récolter quelques échantillons à Amberjack Hole, et ils ont révélé la présence de quantités non négligeables de carbone inorganique dissout dans l’eau, qui pourrait bien être une source de nourriture pour les microbes.

L’isolation des signaux d’eaux avait alors permis la découverte d’isotopes de radium et de radon. Ce qui laisse supposer que le Golfe du Mexique et l’aquifère de Floride seraient bel et bien reliés.

On ignore encore ce que la traversée de Green Banana nous réserve comme surprise, ou si elle confirmera cette théorie, mais quels que soient les résultats, ils ne pourront qu’être positifs pour la suite des investigations.


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