Depuis la nuit des temps, l’Homme franchit les océans à ses risques et périls pour la découverte du monde. Bien que les navires étaient capables de traverser la planète, ils n’étaient cependant pas invincibles lorsqu’il était question d’une collision.

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Mais l’Homme est à nouveau défié à amener une solution.

Une idée révolutionnaire

Dès sa conception, le Titanic fut proclamé « insubmersible » grâce aux cellules situées sous son pont. Or, le choc avec un iceberg a engendré la perforation de six de ses compartiments.

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Suite à l’accident, deux heures et demie sont passées avant que le Titanic ne sombre dans les profondeurs de l’Atlantique, chose à laquelle les ingénieurs ne s’attendaient pas du tout.

En mai 2019, une collision entre un bateau de tourisme et un bateau de croisière sur le Danube en Hongrie a causé la perte de 28 personnes.

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Aujourd’hui, on compte un siècle depuis la catastrophe du Titanic, et les navires ne survivent toujours pas aux chocs.

C’est dans cette perspective que de nombreuses recherches ont été entamées. L’Université de Rochester, à New York, déclare qu’il existe une solution qui empêcherait les bateaux de couler.

En effet, un réseau métallique a été développé par une équipe d’ingénieurs ; il est dit insubmersible même après sa perforation.

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Guo Chunlei, chercheur en chef de l’étude déclare à Business Insider : « Il restera toujours à la surface, peu importe les dégâts. » Face à cette théorie prometteuse, l’initiative a reçu le support de nombreuses structures.

Effectivement, l’armée américaine, la National Science Foundation ainsi que la fondation Bill and Melinda Gates — organisation caritative privée créée par le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, et son épouse, Melinda — ont subventionné ce projet.

Outre l’utilisation du métal pour la construction de bateaux, les chercheurs prévoient son exploitation pour nettoyer les latrines ou encore bâtir des villes entières, flottant sur l’eau.

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Des chercheurs créent un métal qui ne coule pas dans l'eau - sciences-et-technologies, insolite - Université de Rochester, tourisme, Titanic, Recherche scientifique, pilier, Pays en développement, Océan Atlantique, Navire de croisière, National Science Foundation, Microsoft, métal, Melinda Gates, Matériau, Laser, Iceberg, Hongrie, Gravure, Forces armées des États-Unis, Fondation Bill-et-Melinda-Gates, Fibre de verre, Épuration des eaux, eau, Développement durable, Danube, Calcaire, Bulle (physique), Bill Gates, Aluminium, Air
J. Adam Fenster/Université de Rochester

Le secret de la flottaison 

Pour maintenir l’équilibre à la surface de l’eau, la masse du navire doit être inférieure au volume d’eau qu’il déplace.

Cette condition a fait défaut dans le cas du Titanic. Ce dernier est devenu plus lourd que les eaux déplacées suite à l’inondation de ses compartiments, et fut condamné à couler.

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Le défi pour les chercheurs de l’Université de Rochester était donc de trouver une méthode pour éloigner continuellement l’eau.

À la surface d’un disque en aluminium, des entailles minuscules ont été tracées au laser. Celles-ci, en emprisonnant de l’air, constituent un bouclier métallique sur lequel l’eau « glisse ». 

Or, il s’avère que ces creux se rempliraient d’eau au lieu d’air s’ils restent suffisamment longtemps sous l’eau. Deux disques métalliques ont ensuite été positionnés et imprégnés sur chaque côté d’un petit pilier, faisant face à l’intérieur.

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Au centre, une bulle d’air est créée par l’espace laissé, celle-ci empêche l’eau de pénétrer et permet ainsi la flottaison du tableau.

Pendant 2 mois, le dispositif a été maintenu sous l’eau avec un poids supplémentaire en vue de tester son efficacité. À l’issue de l’essai, le métal retourne à la flottaison.

Cependant, ce qui manquait à un travail sans faute, était la résistance de ce réseau suite à des dommages considérables.

Le dispositif réalisé restait toujours à flot en dépit des nombreux trous infligés au niveau du disque : sa fiabilité n’est donc plus discutable.

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J. Adam Fenster/Université de Rochester

D’un bateau, à une ville 

Plusieurs réalisations ont été envisagées en utilisant le métal. D’après Chunlei, des vêtements flottants, des radeaux de sauvetage ou encore « des bateaux à grande flottabilité » sont aux programmes dans la nouvelle étude.

Tant que la superficie du métal est suffisamment importante afin d’équilibrer le poids du navire, ce dernier n’aurait pas de limite de poids.

Dans ce sens : « La surface du métal est proportionnelle à la masse à charger ». Ceci nous amène donc à penser que des constructions grandioses seraient envisageables allant jusqu’à « des villes flottantes », déclare le chercheur en chef de l’étude.

Il affirme également pouvoir concrétiser cela puisque sa configuration en métal était « beaucoup plus solide et durable ». D’autres matériaux proposés dans cette initiative — à l’image de la fibre de verre ou le calcaire — seraient jugés médiocres.

Outre ses propriétés de flottaison, le métal serait également facile à nettoyer selon les recherches ; quelques gouttes d’eau le débarrasseraient de la saleté.

Dans les pays en voie de développement, cette faculté serait mise à profit pour permettre l’amélioration de l’épuration. C’est d’ailleurs dans cette optique que la Fondation Gates soutient le projet.

Toutefois, l’initiative de garder le métal à flot n’est que l’une des vastes applications.

Bien que Guo Chunlei affirme pouvoir résoudre le problème, la production en grandes quantités du métal fait face à un obstacle : la gravure laser est très lente — environ une heure pour imprégner un carré de 2,5 centimètres sur 2,5 centimètres — sa mission, comme il l’a ajouté, consiste en une démonstration de la science.


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