Voici une autre preuve que la médecine n’a pas fini de nous surprendre ; des glandes salivaires secrètes seraient restées nichées à l’intérieur de notre tête, depuis plusieurs siècles sans que les chercheurs en aient jamais eu connaissance.

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Cette incroyable découverte a été faite aux Pays-Bas par des spécialistes qui suivaient des cancéreux de la prostate. Ce fut donc un pur hasard s’ils ont identifié cette constitution mystérieuse.

En utilisant, le PSMA PET/CT, ainsi que des injections de glucose radioactif, les experts avaient dans l’idée de détecter les éventuelles tumeurs dans le corps du patient, mais au lieu de cela, ils ont été stupéfaits de voir que l’outil en question avait révélé une présence tout à fait inhabituelle à l’arrière du nasopharynx. Et ils sont certains qu’elle n’est pas du tout récente.

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Le radio-oncologue Wouter Vogel du Netherlands Cancer Institute a été, lui aussi, étonné de trouver des glandes salivaires dans le nasopharynx, d’autant plus que celles-ci devraient être vraiment microscopiques à cet endroit précis.

Au-delà des trois ensembles de glandes connues à ce jour, l’équipe vient de documenter l’existence d’une quatrième paire en plein milieu de la tête humaine. 

Vue d’ensemble des tissus des glandes salivaires comme on le voit sur PSMA PET / CT. PSMA PET projeté comme un signal orange sur CT de référence. Les principales glandes salivaires connues, qui comprennent les glandes parotide, sous-maxillaire et sublinguale, expriment toutes abondamment le PSMA. Une structure inconnue dans le nasopharynx a montré des caractéristiques d’imagerie similaires (flèches).
Valstar et al., Radiothérapie et oncologie, 2020

Par ailleurs, le chirurgien buccal Matthijs Valstar, de l’Université d’Amsterdam, et premier auteur de l’étude, a expliqué que les glandes étaient également appelées glandes tubariennes, car elles se situent au-dessus du torus tubarius. Celles-ci ont été remarquées chez les 100 patients de l’étude.

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Cette structure est d’autant plus étrange qu’aucune entité semblable n’avait été décrite auparavant. Quant à la raison pour laquelle elle était restée longtemps méconnue, cela est probablement dû au fait qu’elle est logée à un emplacement difficile d’accès par endoscopie. Heureusement, donc, que les capacités de visualisation se sont développées depuis, avec l’avènement des nouvelles technologies en termes d’imageries. Sinon, on n’aurait jamais pu déceler cette cachette.

Bien entendu, il convient à ce stade de la recherche d’approfondir davantage les travaux afin de confirmer les conclusions actuelles. Les spécialistes estiment, quant à eux, qu’ils ont désormais les données suffisantes pour manipuler plus prudemment les traitements de radiothérapies dédiés aux personnes atteintes de cancer.

En effet, selon une étude concernant 723 patients ayant suivi ce genre de cure, ces derniers auraient subi de graves dommages dans la zone des glandes tubariennes, suite à l’irradiation administrée, laissant entendre qu’il s’agit bien de glandes salivaires.

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Si ces révélations s’avèrent aussi pertinentes que ne le pense la pathologiste Valerie Fitzhugh de l’Université Rutgers, qui n’était pas impliquée dans l’étude, nous entrerons alors dans une toute nouvelle ère en ce qui concerne les pathologies cérébrales.


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