Céréale largement présente dans notre alimentation, le riz a l’avantage de pouvoir être cuisiné rapidement, ce qui n’est pas pour déplaire aux étudiants ou aux plus pressés.

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D’ailleurs, il est aujourd’hui considéré comme étant denrée principale dans plus de 39 pays différents à travers le monde, notamment les pays d’Asie et d’Afrique subsaharienne.

Seulement, au-delà de son goût savoureux et du fait qu’il soit particulièrement bon marché, le riz est relativement calorique, du moins jusqu’à ce que la communauté scientifique ait mis en exergue une astuce absolument ingénieuse, et surtout très simple pour en diminuer l’apport…

Une découverte étonnante aux résultats très prometteurs

En mars 2015, des scientifiques sri-lankais de l’Institut de Chimie de Ceylan ont présenté leur recette miracle à l’American Chemical Society, et force est de constater que les résultats sont impressionnants.

Nous savons qu’une tasse moyenne de riz contient environ 240 calories qui se transforment rapidement en graisse lorsque ces dernières ne sont pas brulées.

Mais d’après les chercheurs, nous pouvons réduire de moitié l’impact de ces calories sur notre organisme grâce à un procédé on ne peut plus simple.

Pour cela, il suffit d’ajouter une demi-cuillère à café d’huile de noix de coco (pour une demi-tasse de riz) dans son eau bouillante avant d’y plonger son riz.

Pour une tasse de riz, une cuillère à café entière est nécessaire et ainsi de suite.

Lorsque le riz est enfin cuit, il faut le laisser reposer une demi-journée au réfrigérateur et le passer au microonde pour le réchauffer.

En plus d’être aisée à réaliser et de permettre une perte de poids au moyen et long terme, cette recette permet de garder tous les bienfaits du riz.

Seul inconvénient : le temps de repos auquel il faut s’habituer et auquel on ne pense pas forcément lorsque l’on s’apprête à faire du riz…

Steven Depolo, Flickr

Une recette simple, mais une chimie alimentaire complexe

Derrière cette préparation facile se cachent en réalité des recherches de longue haleine, mais surtout des connaissances poussées en chimie alimentaire.

En effet, il faut savoir que le riz est composé de deux types d’amidons bien distincts : l’amidon digestible, qui sera transformé par notre organisme en glucose puis en graisse après la digestion, et l’amidon dit « résistant » qui, lui, moins calorique, ne se transforme pas en glucose, mais passe directement dans le côlon.

Quant à l’huile de coco à ajouter à l’eau bouillante, elle est absorbée par les grains de riz pendant la cuisson et a l’avantage de littéralement bloquer les enzymes digestives de l’amidon : en d’autres termes, c’est comme si l’amidon digestible se transformait en amidon résistant.

De plus, les effets bénéfiques de l’amidon résistant ne s’en tiennent pas seulement à la réduction des calories : « L’amidon résistant est un très bon substrat, ou source d’énergie, pour les bactéries à l’intérieur de l’intestin. » explique le Professeur et superviseur de l’étude Pushaparaja Thavarajah.

Par contre, pour que l’amidon digestible puisse te transformer en amidon résistant, il doit également être refroidi au préalable : « Le refroidissement est essentiel, car l’amylose, la partie soluble de l’amidon, quitte les granules pendant la gélatinisation. Un refroidissement de 12 heures entraine la formation de liaisons hydrogène entre les molécules d’amylose à l’extérieur des grains de riz, ce qui en fait également un amidon résistant » affirme le Professeur Thavarajah.


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