Depuis l’apparition du SARS-CoV-2, les recherches se multiplient et les spéculations ne cessent de hanter les esprits, notamment à propos de ses origines. 

On sait qu’un bon nombre d’habitants atteints enregistrés à Wuhan ont fréquenté un marché du centre-ville, mais ce n’est pas le cas de la toute première personne hospitalisée. C’est pourquoi les rumeurs vont bon train concernant l’animal qui a proliféré cette épidémie…

Des similitudes génomiques surprenantes

Le séquençage et l’analyse du génome du SARS-CoV-2 l’ont identifié comme étant une molécule d’ARN de 30 000 bases qui contiennent 15 gènes.

Les chercheurs lui ont trouvé des similitudes avec le SARS-CoV qui a ravagé 29 pays en 2003 et qui s’est déclaré, lui aussi, en Chine.

Ce virus a été responsable d’une pneumonie aiguë qui a touché 8 098 personnes, dont 774 décès.

Selon les études de l’époque, le virus serait passé d’une chauve-souris du genre Rhinolophus à la civette des palmiers (ou Paguma larvata) avant de contaminer les humains.

Le RaTG13 est un autre beta-coronavirus très proche du SARS-CoV-2 (à 96%) découvert chez les Chiroptères qui semblent constituer un énorme réservoir à virus.

SRAS-Cov-2
Taux de similitude des génomes du SARS-CoV-2 et du RaTG13/Nature

Des recherches à approfondir

Bien entendu, leur système immunitaire très performant leur permet de combattre l’excès de propagation virale. C’est ce qui explique l’absence de symptômes chez ce mammifère.

Les chercheurs avaient récemment soupçonné le pangolin malaisien (Manis javanica) d’héberger le COVID-19, mais leurs suppositions se sont révélées erronées, même si celui-ci est capable de pénétrer les cellules humaines et les infecter bien plus facilement que ne saurait le faire le RaTG13.

Par ailleurs, les expériences indiquent que le SARS-CoV-2 serait issu de la combinaison de deux virus préexistants : l’un proche de RaTG13, et l’autre de celui du pangolin.

Cette chimère avait déjà été suggérée pour expliquer la provenance du COVID-19, mais pour que cela soit possible, il aurait fallu que les deux organismes aient contaminé simultanément le même hôte.

Reste alors à définir l’espèce chez qui ce processus a eu lieu et les conditions dans lesquelles il a pu se produire.


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