La science n’arrête pas d’évoluer, surtout en ce qui concerne les nouvelles techniques médicales qui permettent de sauver des vies.

Parfois, les nouvelles méthodes utilisées peuvent paraître assez improbables, mais en réalité c’est des techniques révolutionnaires comme la « greffe de matière fécale » ou en des termes plus scientifiques la “transplantation de matière fécale”.

Une étude prometteuse sur la matière fécale

Une équipe de chercheurs a récemment fait une découverte qui pourrait apporter un plus au domaine de la médecine, grâce à des bactéries présentes dans de la matière fécale.

L’idée paraît étonnante, mais en réalité ces fameuses bactéries ont une influence positive sur les bactéries intestinales, et peuvent même résoudre un problème psychiatrique appelé l’Encéphalopathie Hépatique (HE). Une maladie débilitante qui touche les personnes atteintes de Cirrhose du foie.

L’étude a été faite sur 20 patients atteints de ces deux pathologies. Les spécialistes ont effectué une transplantation de microbiote fécal(TMF), consistant à laver l’intestin d’une personne malade avant de lui administrer à travers une sonde naso-gastrique les selles d’un donneur sain.

Et les résultats se sont montrés concluants, car plus de 10 sujets ayant reçu ce traitement ont eu une amélioration continue de leur santé cognitive. Avec au cours des cinq mois qui ont suivi la transplantation, une nette amélioration avec beaucoup moins d’hospitalisations que lors de l’administration d’un traitement standard.

Hohmann Lab.

Des bactéries plus bénéfiques que dégoutantes

La bactérie identifiée comme responsable de l’Encéphalopathie hépatique (HE) est la Enterobacteriaceae, qui sera neutralisée grâce à d’autres bactéries présentes dans certains échantillons de donneurs de matière fécale.

Il s’agit des Lachnospiraceae et Ruminococcaceae, qui une fois transplantés dans l’intestin, peuvent améliorer significativement l’état de santé cérébrale pour les patients souffrants d’HE.

Les recherches se poursuivent toujours pour mettre en évidence la relation réelle entre les bactéries intestinales et le cerveau humain, donc une certaine catégorie qui est liée à un certain nombre d’affections cérébrales comme la maladie de Parkinson.

Il a d’ailleurs été observé des relations d’interactions bidirectionnelles, qui affectent aussi bien la santé que le bien-être.

L’hépatologue Annalisa Berzigotti de l’Université de Berne en Suisse, affirme que cette recherche bien qu’elle ne soit encore au stade primitif est très prometteuse, car l’HE est une lourde maladie qui entraver le quotidien des malades.

Elle déclare aussi, qu’il serait important d’appuyer les résultats obtenus à travers des recherches encore plus avancées et multicentriques, pour découvrir tous les avantages de la TMF peut apporter.


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