Afin de contrôler l’épidémie, les autorités ont fortement limité les flux de personnes, et ceci impacte aussi bien le changement climatique que l’économie mondiale.

Au milieu d’une période qui s’annonce délicate pour la stabilité des pays, l’atmosphère terrestre semble effectivement épurée des décharges nocives habituelles…

Un changement climatique qui ralentit

L’utilisation à outrance des sources fossiles est la cause principale de la propagation de CO2 dans l’air.

En raison de la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui, la majorité des activités à travers la planète ont cessé, telles que les vols, les événements ou encore les compétitions sportives.

Ceci a engendré un ralentissement considérable des libérations de gaz à effet de serre. D’après l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), une réduction de 0,3 % des diffusions de CO2 suivra l’épidémie du coronavirus.

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Prévision des diminutions de CO2 (bleu) en fonction de la croissance économique (orange)/CICERO

À la suite de l’état d’urgence en Chine, la consommation d’énergie a baissé de 25 % comparativement aux années précédentes. 

L’industrie aérienne se trouve actuellement en chute libre à cause de la restriction des flux ; notons que celle-ci est responsable de 2,6 % des émissions de CO2.

Les prévisions de l’OCDE ainsi que celles du FMI ont indiqué une croissance globale de 2,4 % en mars 2020, qui était de 3 % en novembre 2019. 

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Impact de la reprise économique sur les émissions de CO2/CICERO

Des perspectives vers une meilleure économie

La crise financière globale de 2008 révèle que la libération des gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre est certes ralentie durant les temps durs, mais ne s’arrête pas pour autant. Cela signifie que ce phénomène se poursuivra cette année, en dépit du coronavirus.

En 2020, les conjectures de l’OCDE évaluent la croissance économique planétaire à 1,5 %, avec une diminution de 1,2 % des émanations de dioxyde de carbone. Pour l’instant, rien ne suggère que le COVID-19 est une menace pour le PIB mondial.

Face au krach boursier de 2008, les gouvernements ont entrepris des plans d’investissements massifs, et cette reprise rigoureuse a engendré une augmentation de 5,1 % des émissions de CO2 en 2010.

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Taux de CO2 après les diverses crises/CICERO

Au milieu d’une instabilité monétaire, la libération de dioxyde de carbone est réduite pendant quelques années. Le financement de projets qui sollicitent l’énergie nucléaire est une bonne solution à la suite des chocs pétroliers.

Cependant, le contexte actuel est différent de celui de la crise de 2008. Il s’agit plutôt d’un déclin de la productivité sur de longues durées que des pertes d’emplois à court terme. 

En cette période de confinement, nombreux sont ceux qui se sont tournés vers le travail à domicile. Si ces méthodes sont maintenues après la situation d’urgence, le changement climatique se verra diminué grâce aux déplacements restreints, ce qui conduira inévitablement à une baisse des émissions de CO2.

Le coronavirus est, certes, une crise internationale qui a engendré des dommages colossaux sur le plan humain, mais avec une bonne gestion, 2020 pourrait être un moteur du développement durable.


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