Bien que cela puisse nous paraître effrayant ou digne des plus grands scénarios d’Hollywood, il n’est pas rare qu’un ou plusieurs morceaux d’astéroïdes entrent dans notre atmosphère avant de venir s’écraser sur Terre. Ceci est même très courant.

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D’ailleurs, ce phénomène arrive tellement souvent que les statistiques de la NASA prouvent que pas moins de 84 000 débris d’astéroïdes frappent notre planète chaque année.

Cependant, certains se veulent plus volumineux que d’autres et ceux qui pénètrent nos sols sont si petits que leur poids est compris entre 100 grammes et rarement plus de 10 kg.

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Mais visiblement, ce n’est pas le cas de ce gigantesque astéroïde qui semble s’approcher lentement, mais sûrement vers nous, ce qui inquiète grandement la communauté scientifique au passage…

Une roche spatiale qui fait frémir les chercheurs depuis longtemps

Même si l’astéroïde en question ne devrait entrer en collision avec la planète bleue que dans des dizaines d’années, cela n’a pas empêché les experts en astronomie de l’Université de Strathclyde à Glasgow (Écosse) de s’en soucier.

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Répondant au nom de la divinité égyptienne Apophis, cette roche spatiale découverte en 2004 et définie comme étant potentiellement dangereuse est tellement énorme qu’elle représente une vraie menace pour les générations futures, même si à l’heure actuelle, la NASA considère qu’elle n’a qu’une seule chance sur 150 000 de nous atteindre dans un avenir proche.

Un peu plus grand que la tour Eiffel, l’astéroïde Apophis mesure un peu moins de 400 mètres de hauteur, avec une masse de près de 2,1 x 10 puissance 10 kg et une vitesse de 3 km/s.

Pour ainsi dire, s’il était amené à s’écraser sur notre planète, son impact risquerait fort de dévaster une bonne partie de celle-ci en l’espace d’une fraction de seconde.

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« Nous parlons de sauver la vie sur Terre. Un astéroïde comme Apophis peut éliminer un tas de personnes et de villes [et c’est] quelque chose que nous devons prendre en compte » déclare le Professeur en Génie aérospatial et mécanique Massimiliano Vasile, angoissé à l’idée des dégâts monumentaux qu’une telle collision pourrait engendrer. D’après d’anciennes prédictions l’astéroïde Apophis avait une chance sur 45 000 de percuter la terre le 13 avril 2036, mais avec des calculs mis à jour et de nouvelles données disponibles, la chance d’un contact avec la Terre est passée de 1 sur 45 000 à environ 4 sur 1 million.

Comment des scientifiques britanniques veulent sauver la Terre d'un énorme astéroïde - sciences-et-technologies, espace - vitesse, Université de Strathclyde, Terre, Sol (pédologie), science, Risque, Réaction chimique, planète, National Aeronautics and Space Administration, Masse, Laser, Impact cosmique, impact, Générations futures, Gaz, expérience, Exoplanète, Espace (cosmologie), Densité surfacique de puissance, Atmosphère terrestre, astronomie, astéroide, (99942) Apophis
Wikipedia Commons

Tout problème a une solution

Forts de leur expérience et de leur réactivité, les scientifiques qui accompagnent le Professeur Vasile ont cependant trouvé un moyen ingénieux pour éviter qu’Apophis ne heurte Dame nature.

Testée au préalable sur un immense rocher, cette méthode consiste notamment à modifier la trajectoire du rocher spatial grâce à un laser de lumière puissant.

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Imaginée par le Professeur en géophysique de l’Université de l’Arizona Jay Melosh, les premiers résultats se veulent en tous cas particulièrement prometteurs.

« Nous nous sommes demandé si nous pouvions essayer de transmettre sur un rocher standard la même densité de puissance que nous utiliserions sur un astéroïde. Beaucoup de débris ont été éjectés du rocher, suivis de beaucoup de gaz. Nous nous attendions à ce qu’il soit violent [mais] pas à ce que le laser casse la pierre » affirme le Professeur Vasile, surpris de l’efficacité de leurs tout premiers essais.

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Il explique également que si Apophis s’approchait trop près de la Terre, il suffirait, comme Jay Melosh l’avait déjà prédit en 1994, de diriger un faisceau de lumière dans sa direction jusqu’à ce que la roche commence à s’évaporer, la forçant alors à changer sa trajectoire petit à petit, à raison d’un centimètre par seconde d’après les estimations.


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