Depuis le déclenchement de l’épidémie liée au COVID-19, la communauté scientifique œuvre afin de trouver le meilleur moyen de contenir sa propagation.

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L’éloignement social a été, jusqu’à présent, la manière la plus efficace pour éviter la transmission de coronavirus à l’intérieur. Cependant, les personnes asymptomatiques sont aussi susceptibles de proliférer l’infection autour d’elles. Même le port du masque ne peut être une garantie suffisante, car il ne protège, à 100 %, qu’à l’extérieur.

Les experts ont tenté de remédier à ce problème en recherchant une façon de limiter l’expansion de ce genre de maladie, dans le but de sécuriser les endroits clos dans lesquels nous passons le plus de temps.

Le secret pour avoir un espace intérieur sain, c’est de l’aérer, en permanence, afin d’avoir constamment de l’air frais, tout en évacuant les contaminants en suspension.

C’est ce qu’explique Shelly Miller, ingénieure et Professeure de génie mécanique à l’Université du Colorado à Boulder. Elle affirme qu’en règle générale, une pièce de 3 mètres sur 3 avec 3 à 4 personnes a besoin de six changements d’air par heure, mais qu’en temps de pandémie, il en faudrait au moins 9.

Par ailleurs, une bonne ventilation est possible en laissant les fenêtres et les portes ouvertes et/ou en utilisant un ventilateur. L’autre alternative est d’adapter le système d’aération mécanique de façon à augmenter la quantité d’air pompée. Bien entendu, la fréquence de cette opération dépend du nombre d’occupants de l’espace en question.

Public Domain/Flickr

Pour évaluer la qualité de l’air de votre intérieur, les niveaux de CO2 sont tout à fait indiqués. Ainsi, vous aurez le taux d’exhalations infectieuses et vous pourrez juger si la pièce est assez aérée. Selon les scientifiques, cela implique qu’il ne faut pas dépasser les 800 parties par millions de CO2.  

Au Taiwan, une meilleure circulation de l’air dans les salles d’écoles a permis de réduire les niveaux de CO2 à 600 pmm. Ce qui a aidé à stopper une épidémie de tuberculose, qui sévissait dans la région.

Donc, si l’on se réfère à cette expérience, le même principe peut très bien s’appliquer au coronavirus. Il existe un autre moyen pour obtenir de bons résultats ; le purificateur d’air, recommandé notamment par l’Agence américaine de protection de l’environnement.

Il doit néanmoins répondre à certains critères : posséder un filtre à air particulaire à haute efficacité, pour éliminer toutes les particules. Avoir la puissance nécessaire pour le faire, et que les affirmations faites par l’entreprise qui le fabrique, soient valides.

Si vous n’arrivez pas à maintenir une bonne qualité de l’air, il vaut mieux quitter les lieux, au moins pour un moment, le temps que les choses rentrent dans l’ordre. Les premiers signes d’une mauvaise ventilation, étant la chaleur, n’hésitez pas à sortir si vous ressentez une hausse insoutenable des températures. Quoi qu’il en soit, cette étude vient de nous fournir une arme très salutaire dans notre combat contre le COVID-19.


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