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Cette île n’existe que depuis 4 ans, et elle surprend déjà les scientifiques


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NASA Scientific Visualization Studio.

En mouvement constant, la planète bleue ne cesse de changer de visage depuis sa formation, il y a maintenant 4,5 milliards d’années.

Tantôt composée d’un unique supercontinent (Pangée), tantôt de plusieurs blocs continentaux nettement moins grands, ses territoires n’arrêtent jamais de se faire et se défaire au gré du temps qui passe, évoluant généralement sur des millions d’années sans que nous puissions nous en apercevoir.

Mais parfois, il arrive que contre toute attente, de petits lopins de terre fassent leur apparition en quelques jours à peine.

Si la majorité d’entre eux disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés, d’autres en revanche demeurent, laissant la communauté scientifique sans voix…

Une découverte à laquelle les chercheurs ne s’attendaient pas

Le 19 décembre 2014, dans la région reculée et paisible du Pacifique Sud, rien ne laissait présager que l’éruption du volcan gris Hunga Tonga allait donner naissance à une île aussi singulière, et pourtant.

Sortie tout droit des profondeurs marines, cette dernière mesure près de 2 kilomètres et forme ainsi la 171e île du Royaume des Tonga.

Bien que toujours pas nommée officiellement par les autorités locales malgré ses 4 ans d’existence, les habitants vivant sur l’archipel l’ont surnommé « Hunga Tonga – Hunga Ha’apai », en référence aux 2 îles au milieu desquelles elle se trouve.

Phénomène d’une rareté sans nom, les chercheurs, qui pensaient initialement qu’elle allait se résorber au bout de deux à trois mois (comme c’est le cas pour la plupart des autres îles volcaniques fraîchement émergées), ont finalement estimé qu’elle pourrait aisément continuer d’exister encore quelques années.

Ainsi, d’après leurs analyses topographiques et l’examen minutieux de leurs images satellitaires, Hunga Tonga – Hunga Ha’apai a en fait une espérance de vie comprise entre 6 et 30 ans, le tout dépendant principalement de la vitesse à laquelle elle s’érode.

Devant un constat aussi inattendu, les scientifiques de la NASA et de la Sea Education Association, une Organisation américaine portée sur la recherche océanographique et environnementale dans les océans Atlantique et Pacifique, ont décidé d’aller étudier l’île de plus près.

De toute évidence, ce qu’ils y ont trouvé dépasse de loin tout ce qu’ils avaient pu s’imaginer avant d’y atterrir…

Une île unique en son genre et pleine de surprises

Dès leur arrivée, les chercheurs ont été frappés par sa composition, qui se veut clairement différente de ce qu’ils pouvaient voir par satellite.

« J’ai tout de suite remarqué que ce n’était pas aussi plat que le satellite le laissait penser. C’est assez plat, mais il y a encore des gradients et les graviers ont formé des motifs particuliers à partir de l’action des vagues. Et puis il y a de l’argile. C’est de la boue, une boue d’argile de couleur claire. Elle est très collante. Donc, même si nous l’avions vue [sur les images], nous ne savions pas vraiment ce que c’était, et je suis encore un peu perplexe quant à son origine » décrit le Professeur à la NASA Dan Slayback, qui a suivi l’évolution de l’île Hunga Tonga – Hunga Ha’apai de très près depuis sa naissance.

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Dan Slayback, NASA

Mais ce n’est pas tout, le plus étonnant reste incontestablement sa végétation luxuriante qui abrite des centaines de petits roseaux et herbes hautes qui ont visiblement vu le jour en un temps record.

D’après les scientifiques, s’ils ont poussé aussi vite, c’est avant tout grâce aux fèces des nombreuses sternes qui vivent à proximité, dans les falaises.

En effet, il faut savoir que les excréments d’oiseaux renferment différentes graines de fleurs, qui, une fois au sol, sont dispersées dans la nature et arrosées de temps à autre par la pluie et les vagues.

Espérons simplement que nous saurons prendre soin de ce petit coin de paradis et apprécier sa beauté avant qu’il ne disparaisse.