Un artiste hors du commun utilise des grains de riz pour réussir les plus beaux chefs d’œuvres. Le trentenaire originaire de Gaolou, un petit village sur la côte sud-est de la Chine, a décidé de perpétuer cet art vieux de 150 ans en mettant toutes ses connaissances sur l’aliment le plus consommé dans le pays, au service de la créativité.

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Pour que le résultat soit parfait, Guorui Chen est particulièrement exigeant quant au choix des grains de riz. Ses préférés sont les plus blancs, droits et clairs qui dépassent les 7 millimètres. Mais le plus important est qu’ils soient en bon état. Les non conformes à ces conditions sont automatiquement exclus.

CCTV/Facebook

Toute cette minutie n’est cependant pas fortuite. Elle permet en effet de réaliser des sculptures extraordinaires représentant des fleurs, des animaux, des temples et beaucoup d’autres choses magnifiques. On pourrait croire, à première vue, qu’aucune de ses créations ne va tenir plus de 10 secondes, pourtant, elles peuvent parfaitement être déplacées ou soulevées sans se défaire.

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Ces Gaolou Rice Strings sont d’autant plus rares qu’elles ne sont fabriquées nulle part ailleurs et que plus personne à part Chen n’en connaît les secrets. Il raconte qu’il a tout appris sur cette tradition culturelle chinoise par un octogénaire retourné au village en 2015.

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Le plus difficile, selon lui, a été de devoir compter sur sa seule imagination afin de se faire une idée sur ce à quoi ressemblait une de ces œuvres ancestrales. Sa première innovation a été une fleur de lotus en deux dimensions collée à une assiette, en 2016. Les personnes à qui il avait présenté ce travail ont toutefois émis quelques réserves sur la nature du riz et la structure quelque peu simpliste.

Après une petite révision, la statuette était parfaitement au point. Depuis, Chen est devenu un professionnel dans ce domaine, avec à son actif, une douzaine de sculptures Gaolou Rice Strings, dont un coq qui lui avait pris un mois. C’est sans doute sa plus grande fierté.

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Outre le riz Thai Jasmine qu’il a adopté à la place du riz traditionnel, aujourd’hui introuvable, Chen a également apporté quelques nouveautés, comme une meilleure durabilité, grâce à la résine epoxy. Mais le projet qui lui tient le plus à cœur est d’enseigner cet art aux générations futures afin de trouver l’éventuel successeur de la dernière chance ; celui qui perpétuerait ce savoir-faire en voie de disparition.

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