L’évolution des êtres vivants a été évoquée pour la toute première fois en 1859, par le très controversé Charles Darwin.

Elle permet, soi-disant, d’en savoir plus sur la diversité des formes humaines et suppose que chaque organisme se transforme de façon progressive au fur et à mesure des générations aussi bien sur le plan morphologique que génétique.

D’après cette théorie, nous n’en sommes d’ailleurs pas exclus. 
Toutefois, les idées sur lesquelles nous nous basons pour décrire l’évolution sont parfois totalement fausses…

Une évolution différente de ce que l’on pensait

Une récente analyse publiée dans la revue Nature Ecology et Evolution a révélé que les origines d’un certain nombre de groupes d’animaux ne sont pas dotées de nouveaux gènes. Bien au contraire, ils en ont perdu en masse au fil du temps.

En effet, ce phénomène n’implique pas forcément l’ajout d’un ou plusieurs attributs aux espèces contrairement à ce que l’on croyait.

Comparaison des génomes animaux/Nature

Pour arriver à une telle conclusion, une équipe de scientifiques a étudié l’évolution du règne animal en termes de génétique. Pour ce faire, elle a procédé, entre autres, à la comparaison de génomes de plus d’une centaine d’organismes vivants. 

Stephen Jay Gould, Biologiste (mais surtout fervent opposant à la marche du progrès) explique dans son livre Full House datant de 1996 que l’évolution ne donne pas toujours lieu à une complexité accrue.

Il affirme que rester tel quel, voire réduire certaines caractéristiques ne nuit pas à la survie, mais permet, bien au contraire, de l’améliorer. 

évolution
Perte d’attributs génétiques/Nature

Un mythe devenu une vérité à tort 

Quelques groupes d’animaux peuvent bien sûr développer des propriétés assez complexes inhérentes à leur fonctionnement biologique sans pouvoir faire marche arrière.

C’est par exemple le cas des organismes multicellulaires qui ne reviennent pas à un état unicellulaire.

En ce qui concerne l’évolution de l’Homme, l’image célèbre qui l’illustre relève de l’absurde et est loin d’être en adéquation avec la réalité.

Bien que profondément ancrée dans l’esprit des gens, elle représente une mauvaise interprétation de la façon dont nous avons muté à travers les âges.

Notons qu’à l’heure actuelle, la théorie de l’évolution de la lignée humaine est toujours sujette à controverse, mais la majeure partie de la communauté scientifique s’accorde aujourd’hui sur un même et unique modèle, notamment celui proposé par le paléoanthropologue français Pascal Picq.


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