L’Homme et le chien ont tissé des liens si forts, au fils des années, qu’ils se comprennent par de simples gestes. On a souvent entendu parler de chiens qui obéissaient à leurs maîtres d’un simple clin d’œil ou geste de la tête. D’autres savent reconnaître les états d’âme de leur propriétaire.

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Mais, si on inversait les choses ? Sauriez-vous identifier les émotions de votre animal de compagnie ? Pourriez-vous dire, avec précision, s’il est triste, en colère ou joyeux ?

Plusieurs études se sont intéressées à savoir si les chiens étaient capables de lire les émotions de leurs maîtres. Cependant, aucune n’a tenté de comprendre la situation inverse…

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Des chercheurs se sont penchés sur la question

Il existe une hypothèse de co-domestication qui suppose que les humains et les chiens ont pu développer une compréhension réciproque. Cela signifie que l’un sait lire les émotions de l’autre.

Dans ce sens, certaines études disent que les propriétaires de chiens sont plus capables de reconnaître les émotions de ces bêtes, tandis que d’autres affirment qu’il n’existe aucune différence entre ceux-là et les non-propriétaires.

Récemment, une nouvelle étude vient compléter les précédentes et apporter de nouveaux résultats.

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En effet, 89 adultes et 77 enfants âgés de 5 à 6 ans, d’origine européenne musulmane et d’origine européenne non musulmane, ont participé à une nouvelle expérience pour essayer de comparer la reconnaissance des émotions des chiens chez ces sujets.

Ces derniers ont étés répartis selon leur possession antérieure d’un chien ainsi que de l’attitude de leurs cultures envers les chiens.

Les volontaires devaient essayer de détecter les émotions sur le visage d’humains, de chiens ou de chimpanzés à partir de photographies.

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HeyouConnect/Pexels

Des résultats étonnants

Les premières conclusions des chercheurs sont que les personnes ayant grandi dans un environnement favorable à l’intégration des chiens dans la société avaient plus de chances de réussir le test que les autres, même s’ils n’ont jamais eu de chien.

Elles affirment également que cette compétence est le fruit de l’expérience, non pas avec les chiens, mais plutôt l’influence du bain culturel dans lequel se développe l’individu.

L’étude a montré que les émotions facilement reconnues sont la colère et le bonheur. En revanche, la tristesse ou la peur étaient plus difficiles à identifier.

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Donc cela dépend essentiellement de l’endroit et de la façon dont vous avez grandi et non de votre supposé contact avec l’animal.

Fédérica Amici, une anthropologue de l’évolution de l’Institut Max Planck en Allemagne, trouve ces résultats remarquables, car ils soutiennent l’idée selon laquelle la lecture des émotions d’un chien, chez les plus petits, n’est pas spontanée, mais repose plutôt sur leur vécu dans la société.

Il reste encore beaucoup à faire pour comprendre tout cela avec certitude. D’autres études seront certainement nécessaires, afin d’identifier avec exactitude, les aspects culturels susceptibles d’influencer la faculté de lire les émotions d’un chien.

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Le psychologue Julian Bräuer affirme qu’il faudrait inclure les expressions du corps en plus de celles du visage dans ces futures recherches.

Ainsi, on pourrait mieux expliquer la variation interculturelle dans la reconnaissance des émotions, selon lui.

Nos chiens nous parlent tous les jours sans pour autant connaître notre langage et nous les comprenons sans connaître le leur. Ce qui nous rapproche est donc bien plus complexe que ce qu’une simple étude pourrait définir ! Ce sont les liens du cœur.

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