Nous trouvons parfois des gens bien étranges, des réactions que nous ne comprenons pas toujours, une émotivité ou une imagination débordante, et les scientifiques leur ont donné des explications que nous n’aurions jamais pu concevoir.

Le commun des mortels vous assure que lorsqu’une souris se trouve face à un chat, sa réaction est de s’enfuir au plus vite, naturellement.

Mais si son attitude est autre, qu’elle n’ait plus peur de son prédateur, allant jusqu’à le défier et se retrouve croquée, pourrait-elle avoir eu un élan héroïque, ou plutôt subi des modifications dans son organisme qui auraient changé ses capacités à interpréter le danger ?

Les altérations du comportement ont fait l’objet de quelques études, et les résultats ont démontré que la présence du parasite Toxoplasma gondii — plus connu sous le nom de « toxoplasmose » — pourrait être lié à des troubles divers : névroses, schizophrénie, auto-destruction chez l’Homme et troubles olfactifs chez les animaux, accompagnés d’une réduction de leur instinct de survie, entre autres.

Pour comprendre le phénomène, des scientifiques se sont penchés sur la présence du microbe le plus courant dans le cerveau des animaux à sang chaud.

parasite
Toxoplasma gandii vu au microscope/CDC

Ils ont examiné des souris infectées, à défaut de le faire sur les quelque 40 millions de personnes affectées par ce parasite rien qu’aux États-Unis selon le Centers for Disease Control (CDC).

Pour les rongeurs malades, les analyses prouvent qu’ils ont subi une perte de synapses périsomatiques inhibitrices dans le néocortex et l’hippocampe, ainsi qu’une modification de leurs neurones qui se sont retrouvés enveloppés par d’autres cellules cérébrales, gênant alors leur échange de signaux et leur communication.

Le parasite en question.
Wikipedia Commons

Michael Fox, auteur de l’étude et Professeur à l’Institut de recherche biomédicale Fralin, explique que la toxoplasmose détruit la signalisation inhibitrice dans le cerveau et endommage le niveau d’une enzyme clé dans les neurones inhibiteurs nécessaires à la régénération des neurotransmetteurs.

Bien que nous ne pouvons être sûrs des résultats de cette étude sur les humains, il n’en demeure pas moins plausible que la conclusion soit la même puisque des patients ayant eu la parasitose ont connu des troubles psychiatriques similaires à ceux rencontrés chez les souris, notamment un appauvrissement des synapses inhibitrices.

Afin de se préserver de ce parasite, les quelques consignes consistent à nettoyer les aliments, veiller à la propreté des mains, bien cuire les viandes et désinfecter les surfaces en contact avec les animaux.

En cas de doute, il est fortement recommandé de consulter un médecin pour procéder à des analyses de sang et prescrire le traitement adéquat.


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