Du lait, au poisson, en passant par les fruits tropicaux et les différentes huiles présentes sur le marché, les allergies alimentaires ne manquent pas. La plus commune est sans doute celle qui nous prive du petit-déjeuner typique des américains, à savoir la consommation de cacahouètes.

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Vient alors nous interrompre un groupe de chercheurs de l’Université de Stanford, qui a tout récemment travaillé sur un projet dont l’objectif majeur est de mettre un terme à toute allergie ayant de près ou de loin un lien avec les arachides.

Mettre un terme, pas tout à fait, mais disons que pendant deux (à six) semaines, il sera possible à toute personne souffrant d’une allergie sévère de consommer des arachides, sans rencontrer de problème. Ce qu’il faut faire ? Dire oui à une injection d’anticorps unique, tout simplement.

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Être allergique, c’est avoir une réaction incontinente du système immunitaire. De manière générale, nous présentons une réaction immunitaire à une substance qui nous est étrangère, ou à un agent pathogène capable d’abîmer le corps.

Ce qui est souvent rassurant avec les allergies cependant, c’est que la réaction est incitée par des substances qui ne sont pas vraiment nuisibles pour le corps humain. Prenons pour exemple les protéines que renferment les cacahouètes, le pollen ou même les poils d’animaux.

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Actuellement, le seul traitement existant, l’immunothérapie orale, implique que le sujet atteint consomme de minuscules doses (bien que croissantes) de l’allergène, et ce au cours de plusieurs mois. Ce fait fera que le système immunitaire devienne moins sensible à la substance en question.

Bonne nouvelle pour les gens allergiques aux cacahuètes - sante-et-medecine, nourriture - Université Stanford, Traitement (médecine), système immunitaire, Substance chimique, Protéine, poisson, Médecine générale, Marché (économie), lait, Interleukine 33, Fruit tropical, Effet placebo, Corps humain, cacahuètes, Cacahouètes, Arachide, Anticorps, Allergie alimentaire, Allergie, Agent infectieux
Cgdsro/Pixabay

Mais l’approche adoptée par le nouveau traitement est une approche plus « directe ». Celui-ci, appelé par les chercheurs « etokimab », agit dans le but d’interférer avec une molécule de signalisation immunitaire connue sous la dénomination d’« interleukine 33 », qui fait qu’un ensemble d’évènements qui constitue une réponse du système immunitaire à part entière se déclenche, rapporte JCI Insight.

Kari Nadeau, Professeure de médecine et de pédiatrie à Stanford, et auteure principale de l’étude pilote a déclaré dans un communiqué qu’« en inhibant l’IL-33, nous inhibons potentiellement les caractéristiques de toutes les allergies, ce qui est prometteur »

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Le plus surprenant dans tout ceci, c’est la durée du traitement.

Il faut savoir que l’étude à double insu a porté sur vingt sujets, tous souffrant d’allergies sévères aux arachides. Quinze ont eu droit à une injection unique du traitement et cinq ont reçu un placébo.

Deux semaines passées, 73 % de l’équipe « etokimab » pouvait ingérer l’équivalent d’une noix de protéine de cacahouète, sans montrer une quelconque réaction allergique. Et au bout du 45jour, 57 % d’entre eux supportaient toujours l’expérience.

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Certes l’étude, de par ses 20 volontaires, manque pas mal d’envergure, mais son succès est sans précédent, et est un réel espoir pour les millions de personnes à travers le monde, souffrant d’allergies alimentaires potentiellement fatales.

Les choses ne s’arrêtent pas là, car les chercheurs sont sur le point de mener une seconde étude, impliquant bien évidemment plus de personnes à examiner, cette fois de plus près, ainsi que les mécanismes impliqués.

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Il est aussi excitant de savoir que le traitement pourrait aider à développer d’autres traitements qui pourraient protéger à leur tour le monde contre d’autres allergènes que les cacahouètes.

« Les gens n’avaient pas besoin de manger pour être désensibilisés. C’est ce qui est fantastique avec ce traitement » dit Nadeau. « Nous espérons pouvoir tester d’autres médicaments dans un futur proche, pas uniquement destinés à une allergie alimentaire… Les autres allergies sont tout aussi importantes », conclut-elle.


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